Dans 14 villes très polluées, moins de véhicules polluants autorisés et plus de contrôles

Les zones les plus polluées de France devront s’engager d’ici 2020 à mettre en place des dispositions visant à restreindre la circulation des véhicules les plus polluants. Voici lesquelles.

Air pollution from vehicle exhaust pipe on road

Le gouvernement veut signer à la rentrée des engagements avec les quatorze territoires les plus pollués de France. Ceci afin qu’ils restreignent d’ici 2020 la circulation des véhicules les plus polluants. La création de ces zones à faibles émissions (ZFE) fait partie d’une salve de mesures en faveur de la mobilité propre porté par les ministres de la Transition écologique, Nicolas Hulot, et des Transports, Elisabeth Borne.

Dans ces zones très polluées (dont Grenoble, Marseille-Aix, Toulon, Nice, Lyon ou Strasbourg), qui ont conduit l’Europe à renvoyer la France devant la justice européenne, les collectivités devront restreindre la circulation de certains types de véhicules (vieux diesel, poids lourds). Elles auront une certaine souplesse sur les limites géographiques, les places horaires, les types de véhicules concernés, en fonction des spécificités locales.

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Plus de contrôle des véhicules polluants à prévoir

Le gouvernement s’engage lui à mettre en place les conditions (contrôle automatique des plaques, etc.) pour rendre ces zones viables. Car si les collectivités peuvent créer ces zones depuis 2015, seules Grenoble et Paris ont franchi le pas.

Parmi les autres mesures annoncées vendredi, d’autres visent à accélérer le verdissement des transports. Le système de bonus/malus appliqué à l’achat d’un véhicule neuf en fonction de ses émissions de CO2 va encore être renforcé. Avec une nouvelle baisse l’an prochain du seuil à partir duquel le malus s’applique. Et il diminuera encore les années suivantes. Le bonus sera lui aussi ajusté, mais dans une proportion encore non précisée.

Le soutien à l’achat de poids lourds moins polluants alimentés au gaz naturel sera prolongé jusqu’en 2021. Il sera ouvert aux véhicules électriques et hydrogène, et augmenté pour les petits poids lourds, qui sont surtout présents dans les centres-villes.

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Enfin, pour les véhicules électriques, le gouvernement va soutenir le développement des infrastructures de recharge. Notamment via une plus grande prise en charge du coût de raccordement des bornes au réseau électrique et des exonérations pour les entreprises qui proposent une recharge gratuite à leurs salariés.

Le soutien au covoiturage et au vélo bientôt dévoilé

Le gouvernement veut aussi favoriser les alternatives au transport individuel. Pour développer le covoiturage, les collectivités qui le souhaitent pourront créer des voies réservées. Des mesures seront prises pour que les employeurs puissent prendre en charge une partie des frais de transport des salariés qui font du covoiturage. Toutefois, le ministère de la Transition écologique ne précise ni le calendrier ni le montant de cette aide.

Il faudra en revanche attendre encore un peu les mesures de soutien au vélo. Elles seront annoncées à la rentrée, avant le 15 septembre.

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