Le retrait d’espèces chez les commerçants bientôt largement disponible

Votre boulanger, votre supermarché ou votre fleuriste va bientôt pouvoir vous alimenter en argent liquide grâce au cash-back.

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Ne plus avoir à passer par un distributeur automatique de billets pour retirer des espèces mais le faire chez un commerçant lors d’un achat par carte bancaire : cette pratique, dite du cash-back, déjà fonctionnelle en Espagne, au Royaume-Uni ou en Allemagne, est sur le point d’être lancée en France. 

Le Sénat, vient, en effet, de voter en nouvelle lecture l’ordonnance de transposition dans le droit français de la directive européenne sur les services de paiement (DSP2). Elle comporte, parmi d’autres mesures, cette simplification de l’accès au cash qui pourrait notamment faciliter les retraits de liquide dans les endroits peu pourvus en DAB.

Le fonctionnement de ce futur service est simple : lors d’un paiement par carte bancaire chez un commerçant, le consommateur aura la possibilité, lors de la même transaction, de payer à la fois son achat et de repartir avec des espèces. Par exemple, lors d’un achat de 5 euros chez un boulanger, il pourra payer 15 euros par carte et repartir avec sa baguette, ses viennoiseries et 10 euros en liquide.

Des montants de cash-back qui restent à déterminer

Hypermarchés, supermarchés ou magasins de proximité… La participation des commerçants à ce nouveau système de retrait d’espèces se fera sur la base du volontariat. Un décret doit par ailleurs venir préciser le montant minimal de la transaction d’achat de biens ou de services dans le cadre de laquelle des espèces sont fournies. Tout comme que le montant maximal en pouvant être décaissé dans ce cadre. Dans les autres pays européens pratiquant le cash-back les montants autorisés tournent autour des 100 euros par retrait (jusqu’à 150 euros en Allemagne).

En France, ce système de retrait de cash auprès de commerçants de proximité est déjà une réalité depuis depuis la fin des années 80. Mais il est réservé aux clients du Crédit Agricole. La banque mutualiste leur permet, en effet, de retirer des espèces dans son réseau « Point vert » : un peu plus de 5000 points de vente présents notamment en zones rurales. Il s’agit de petits commerces tels que des épiceries, des bureaux de tabac-presse ou des boulangeries, repérables grâce à un logo apposé sur leurs vitrines. Ici, pas besoin de compléter son retrait par un achat : il suffit de régler par carte bancaire le montant que l’on souhaite retirer pour repartir avec des billets.  Les retraits sont possibles de 20 à 100 euros, et sans frais pour le client.

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