EN IMAGES: le « TGV du futur » de la SNCF, moins cher et modulable

La SNCF vient de commander à Alstom ses TGV du futur. Le TGV nouvelle génération doit être « le plus évolutif possible ».

Crédit: Alstom.

La SNCF vient de passer commande d’une centaine d’exemplaires de son « TGV du futur », produit d’un partenariat avec Alstom lancé fin 2016 et est présenté par le constructeur ferroviaire comme une « rupture » du point de vue technologique.  « Les opérateurs demandent aujourd’hui un train qui soit compétitif, modulable et flexible », a expliqué un porte-parole d’Alstom.

La livraison des trente premiers exemplaires de la cinquième génération de trains à grande vitesse produite depuis le premier TGV Paris-Lyon en 1981 est prévue pour 2023, selon Alstom. « On n’imagine pas les usages qui seront faits dans 30 ans pour un train », a souligné le responsable en précisant que le TGV nouvelle génération doit par conséquent être « le plus évolutif possible ». 

Le « TGV du futur » a été conçu pour laisser une plus grande liberté dans l’aménagement intérieur des trains: « tous les sièges (seront) montés sur des rails », selon le porte-parole d’Alstom, pour qui ce gain en flexibilité permettra de « proposer plus de services à bord ». Les équipements techniques seront regroupés dans la motrice, permettant à l’opérateur « d’enlever une ou deux voitures » afin d’éviter d’alourdir des trains qui ne circulent pas à pleine charge.  « Actuellement on compte huit voitures pour les passagers et deux motrices. La nouvelle génération sera de neuf voitures au total, mais pourra être ramenée à sept ou huit voitures », a indiqué le constructeur. 

En revanche, ces TGV ne présenteront pas d’évolution en termes de vitesse. Pour Alstom, « circuler à 500 km/h c’est techniquement possible, mais il y a un niveau d’usure très important, ainsi qu’un coût d’énergie », pour un gain de temps « pas si significatif » que cela. La vitesse des TGV, elle, dépend de la réglementation de chaque pays, en France les trains sont autorisés à circuler jusqu’à 340km/h. 

Un TGV moins cher à l’achat et à l’usage

Le TGV du futur sera aussi un train moins cher, de « 20% en coût d’acquisition » pour arriver à « 25 millions d’euros par rame contre 30 millions d’euros environ actuellement », selon le constructeur ferroviaire. 

Le coût d’entretien des rames a aussi été abaissé avec des coûts de maintenance qui reviendront à « 30% moins cher », grâce à « une architecture plus simple » et « une plus grande standardisation » des pièces pour des voitures « conçues pour être toutes identiques », selon le porte-parole.  

Du design extérieur à l’aménagement intérieur, les « TGV du futur » ont été pensés pour consommer moins d’électricité, avec « 20% d’énergie consommée en moins » grâce à une plus grande efficacité de la motrice – la chaîne de traction des trains – située à l’avant et à l’arrière des TGV. 

Un travail a été fait pour compacter le plus possible ces motrices afin de gagner en place sur les 200 mètres de long d’une rame de TGV: « à longueur équivalente on a gagné quatre mètres de chaque côté » et « pour les rames doubles, cela représente seize mètres au total », selon Alstom, précisant que ces espaces « vont pouvoir être restitués sur la partie voyageur ». 

A niveau de confort équivalent, « le train pourra accueillir jusqu’à 20% de passagers en plus que les trains actuels », a expliqué le porte-parole. Dans sa configuration la plus grande, le train pourra accueillir « 740 places, soit 20% de plus qu’aujourd’hui », a encore indiqué Alstom.

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