Gaz : sixième hausse consécutive au 1er octobre pour les tarifs réglementés d’Engie

Après un été très « chaud » pour les tarifs réglementés du gaz, leur augmentation se poursuit. En octobre, la hausse qui va toucher les factures va dépasser celle de l’inflation.

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Et de 6 ! Au mois d’octobre, les 4,1 millions de clients particuliers d’Engie ( ex-GDF Suez) abonnés aux tarifs réglementés du gaz vont subir leur sixième augmentation consécutive. Le prix du kilowattheure va grimper dès le 1er octobre de +3,25% en moyenne hors taxes, selon une délibération de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) parue au Journal officiel. A l’origine de cette révision : l’évolution du coût d’approvisionnement d’Engie qui est donc directement répercutée sur les consommateurs finaux.

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Dans le détail, cette hausse sera plus ou moins perceptible selon les usages. Appliquée sur le volume de gaz consommé, elle sera de 1% pour ceux qui utilisent le gaz pour la cuisson (tarif Base), de 2% pour les clients l’utilisant pour la cuisson et l’eau chaude (tarif B0) et de +3,3% pour ceux pour qui le gaz alimente leur chauffage (tarif B1). A cette facturation au kilowattheure consommé s’ajoutent les taxes, qui sont calculées proportionnellement, et représentent environ un tiers de la facture de gaz.

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Certains clients des fournisseurs alternatifs également touchés

Cette inflation des tarifs réglementés du gaz ne se répercute pas que sur les clients d’Engie. Parmi la 6,5 millions de foyers (sur 10,6 millions) ayant quitté le fournisseur historique pour un alternatif comme Direct Energie, Eni ou EDF, certains ne seront pas épargnés. Il s’agit de ceux ayant choisi une offre dont les prix sont indexés sur les tarifs réglementés. Si ces derniers baissent, leur facture baisse – et c’est souvent l’argument mis en avant -, mais s’ils remontent, elle suit la même tendance. Une relation de cause à effet que ne subissent pas les consommateurs ayant opté pour une offre à tarif fixe, dont le prix au kWh ne bouge pas durant une période prévue lors de la signature du contrat.

Jugés contraires au droit européen, les tarifs réglementés du gaz vivent leurs dernières années.  Le gouvernement est en train d’acter leur disparition au 1er juillet 2023 dans le cadre du projet de loi Pacte actuellement examiné par le parlement.

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