Plus de 35.000 personnes avaient signé jeudi une pétition en ligne lancée par Force ouvrière contre une éventuelle remise en cause des règles d’indemnisation du chômage pour les assistantes maternelles dont l’activité est réduite.

Actuellement, les salariés en situation de multi-emplois comme les assistantes maternelles qui gardent souvent plusieurs enfants, peuvent, lorsqu’ils perdent un emploi, bénéficier d’une allocation (de 57 à 75% du revenu perdu) qui s’ajoute aux revenus des autres emplois « conservés ».

Dans le document de cadrage envoyé aux partenaires sociaux pour la négociation sur l’assurance chômage, le gouvernement estime que « les règles de l’activité conservée peuvent conduire, dans certains cas, les personnes à bénéficier d’un revenu global très proche d’une activité à temps plein en cumulant revenu d’activité et revenu du chômage ».

« Inciter les personnes a privilégier les revenus d’activité »

Cette situation « mérite d’être corrigée, afin d’inciter davantage les personnes à privilégier les revenus d’activité », selon le document. Dans sa pétition à l’adresse du ministère du Travail mise en ligne en début de semaine, FO « s’insurge » contre cette perspective. 

« La perte d’un contrat de travail permettait à l’assistante maternelle de percevoir une indemnisation par Pôle emploi pour activité réduite, ce qui ne serait plus le cas demain si la nouvelle réforme est votée », écrit le syndicat.

Selon des chiffres de l’Unedic du second trimestre 2015, sur 105.000 assistantes maternelles travaillant, les deux tiers cumulaient alors salaire et allocation. Qu’elles cumulent ou pas, les revenus mensuels étaient assez proches, autour de 1.400 euros brut.