Prime de 1000 euros pour les voitures hybrides rechargeables, le retour ?

François de Rugy plaide pour la remise en place de la subvention à l’achat d’une voiture hybride rechargeable. Ces modèles présentent une meilleure autonomie que les véhicules hybrides classiques.

Le ministre de la Transition écologique François de Rugy a affirmé dimanche être favorable à une prime de 1000 à 2000 euros pour l’achat d’une voiture hybride (moteurs thermique et électrique) rechargeable, capable de rouler en tout électrique sur plusieurs dizaines de kilomètres. « Nous allons en discuter avec le gouvernement, nous allons en discuter avec les constructeurs, il faut qu’il y ait une subvention à l’achat pour l’hybride rechargeable », a annoncé le ministre lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

La batterie de ces véhicules peut être rechargée sur le réseau électrique conventionnel et présente une plus grande autonomie en tout électrique que celle des véhicules hybrides classiques, qui ne se rechargent qu’en roulant. Les particuliers peuvent actuellement bénéficier d’une prime de 6000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique neuf mais celle de 1000 euros accordée à l’achat d’un véhicule hybride avait été supprimée en 2018.

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Objectif « zéro essence, zéro diesel dans les transports, à l’horizon 2050

Les véhicules hybrides classiques ne seront pas concernés par ce coup de pouce car « le marché permet aujourd’hui de vivre sans prime », a précisé François de Rugy. Ces bonus sont financés par le malus sanctionnant l’achat de véhicules les plus polluants. 

« On vise zéro utilisation d’énergie fossile, c’est-à-dire zéro essence, zéro diesel dans les transports, à l’horizon 2050 », a ajouté le ministre qui roule en voiture hybride rechargeable depuis trois ans et demi. « Si on peut faire plus vite, on le fera ».

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Le ministre a annoncé qu’il plaidera mardi lors du prochain conseil des ministres européens de l’environnement « pour une baisse de 40% des émissions CO2 des voitures en 2030 », précisant que « les Allemands, comme la commission européenne sont sur 30% et les constructeurs automobiles sur 20% ». 

Le gouvernement milite pour le développement d’une « vraie filière européenne de la batterie électrique d’ici à 10 ans », a ajouté François de Rugy. Le secteur des transports (voitures, camions, car …) représente environ 30% des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial.

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