Le gouvernement rappelle que la prime à la conversion est une solution pour pallier à la hausse des prix à la pompe

La prime à la conversion aide financièrement les automobilistes à se passer de leur voiture polluante pour devenir propriétaire d’un véhicule plus propre.

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La prime à la conversion versée pour l’achat d’une voiture plus propre est une mesure phare du gouvernement pour compenser la hausse de la fiscalité sur les carburants. Samedi, le ministre de l’Economie a annoncé vouloir que les constructeurs automobiles contribuent au financement de cette aide. « Avec (le ministre de l’Ecologie) François de Rugy, nous demanderons aux constructeurs automobiles de participer à la prime à la conversion », a indiqué Bruno Le Maire, dans un entretien au quotidien Le Parisien-Aujourd’hui en France, publié sur son site internet dimanche. Cette mesure a d’ailleurs dépassé cette année l’objectif affiché de 100.000 primes attribuées, puisque environ 250.000 primes devraient être versées en 2018.

Pas de création de chèque carburant

La hausse des prix des carburants « est d’abord liée à la hausse des prix du pétrole », a encore défendu M. Le Maire. « Sur les 20 centimes d’augmentation du litre d’essence depuis un an, plus de 16 centimes résultent de l’augmentation du prix du baril », a-t-il assuré. En revanche, le ministre a rejeté l’idée de la création d’un chèque carburant, proposée par certains députés de la majorité pour aider les ménages des zones rurales et périurbaines, en cas de forte hausse prolongée des prix à la pompe. « C’est une solution à court terme qui contribuerait au réchauffement climatique ! », a balayé M. Le Maire.

Cette augmentation des prix des carburants suscite un mécontentement croissant des Français. Une pétition lancée par Priscilla Ludosky, une automobiliste en colère, sur « Change.org » pour faire baisser les prix à la pompe avait déjà recueilli samedi soir plus de 390.000 signatures. Des appels à bloquer les routes et les autoroutes le 17 novembre prochain se multiplient également sur les réseaux sociaux, auxquels s’est joint le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan. Des élus et responsables du Rassemblement national ont également manifesté leur soutien à ces initiatives. En face, des défenseurs des hausses de taxes sur les carburants, notamment des militants du parti gouvernemental, La République en Marche (LREM), ont organisé la riposte sur twitter, sous le hashtag #sansmoile17. Ils ont dénoncé notamment un mouvement « récupéré par l’extrême-droite ».

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