Un mécanisme « commun », destiné à calculer les écarts de salaires entre les femmes et les hommes dans les entreprises, promis dans la loi Avenir professionnel, sera dévoilé le 22 novembre, a annoncé mardi à l’Assemblée Marlène Schiappa. »Le 22 novembre, la ministre du travail, Muriel Pénicaud, et moi-même annoncerons les modalités de calcul (des écarts de salaires) communes aux entreprises », a déclaré la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité et de la lutte contre les discriminations lors de la séance des questions au gouvernement, vantant un « pas historique » pour « résorber les inégalités ». Le gouvernement avait annoncé en mars son intention de créer un indicateur pour mesurer les écarts de salaires à partir de 2019 et pousser les entreprises à les réduire, avec la menace de sanctions financières à horizon 2022 pour les plus récalcitrantes.

Les femmes gagnent en moyenne 25% de moins que les hommes

La loi Avenir professionnel, votée à l’été, assigne aux employeurs un nouvel objectif de « suppression des écarts de rémunération entre les femmes et les hommes » et une obligation de transparence car ils devront désormais rendre publics ces écarts. Mais le mécanisme pour les calculer se faisait attendre. La ministre du Travail avait confié en mai une mission à Sylvie Leyre, DRH France du groupe industriel Schneider Electric, pour en définir la « méthodologie », dont les conclusions étaient attendue initialement avant l’été.

Temps partiels subis, inégal accès aux postes à responsabilité, faible mixité de certains emplois: les femmes gagnent en moyenne 25% de moins que les hommes, tous postes confondus. A poste et âge équivalents, l’écart demeure à 9%. L’annonce de cette présentation intervient le 6 novembre, journée symbolique où les femmes commencent à travailler « bénévolement », selon le calcul du collectif féministe Les Glorieuses. Pour la troisième année consécutive, un appel à la mobilisation pour l’égalité salariale a été lancé sous le mot dièse #6novembre15H35.