Dans les Hauts-de-France, les salariés habitant à plus de 30 kilomètres de leur lieu de travail et sans autre choix que d’utiliser leur véhicule peuvent bénéficier d’une aide régionale au transport de 20 euros par mois qu’Emmanuel Macron veut étendre et défiscaliser. Pour bénéficier de cette aide, les salariés doivent toucher moins de 2.300 euros net par mois, vivre dans une commune qui ne dispose pas de transports publics ou avoir des « horaires décalés », explique à l’AFP Xavier Taquet, directeur de cabinet du président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand (ex-LR). Par ailleurs, les bénéficiaires doivent être salariés en contrat à durée indéterminée ou en contrat à durée déterminée d’au moins un mois. 

Revaloriser le travail par une aide

Cette initiative a été mise en place en mars 2016 et depuis, quelque « 43.000 aides ont été versées », selon M. Taquet. « Lors de la campagne » pour les régionales de 2015, « on entendait plein de salariés nous dire « ça me coûte d’aller travailler ». Avec cette aide, on souhaitait revaloriser le travail et donner du pouvoir d’achat à ceux qui bossent », dit-il. Le président de la République a annoncé mardi vouloir défiscaliser cette aide. Elle coûte à la Région environ 2,5 millions d’euros chaque année. « Nous réclamons cette défiscalisation depuis mai 2016, on considère que ce n’est pas une aide au revenu mais une aide à la mobilité », explique Xavier Taquet. Pour l’heure, l’aide est donc imposable: le montant perçu doit être ajouté par le contribuable à sa rémunération dans sa déclaration fiscale.