Le gouvernement souhaite que la hausse de l’électricité soit « la plus modérée possible »

Alors que les prix de l’électricité pourraient subir une double augmentation en 2019, le ministre de la Transition énergétique a affirmé que le gouvernement ferait tout pour qu’elle soit la plus modérée possible.

L'année 2019 devrait connaître une double hausse des tarifs réglementés de l'électricité. Crédit: iStock.

Le gouvernement souhaite que la progression des tarifs de l’électricité soit « la plus modérée possible », a déclaré jeudi le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, en pleine crise des gilets jaunes. « Je demande à la CRE (Commission de régulation de l’énergie) de fournir tous les calculs et ensuite nous prendrons une décision sur la base des informations qui nous ont été fournies », a-t-il dit à des journalistes en marge du colloque de l’Union française de l’électricité (UFE). « Evidemment nous ferons tout pour que cette hausse soit la plus modérée possible », a-t-il ajouté.

Les tarifs réglementés de vente (TRV) d’électricité sont calculés en additionnant les coûts de l’énergie, d’acheminement de l’électricité et de commercialisation. Ils sont traditionnellement réévalués tous les ans en août mais un autre mouvement tarifaire peut aussi avoir lieu en début d’année.

La CRE transmet au gouvernement ses propositions sur les tarifs. Le gouvernement peut ensuite s’y opposer dans les trois mois suivant cette proposition. « Ce n’est pas quelque chose de purement automatique, ce n’est pas quelque chose qui est sans évaluation d’un certain nombre de critères, d’un certain nombre de paramètres, ni sans évaluation du contexte général », a fait valoir M. de Rugy.

La trajectoire fiscale sur les carburants confirmée

« La dernière fois que les prix de l’électricité ont été modifiés, ils étaient restés très stables parce que les conditions à l’époque de production et de marché le permettaient. Nous allons voir ce qu’il en est aujourd’hui et pour l’année prochaine », a-t-il ajouté.

Dans son discours devant l’UFE, le ministre a indiqué qu’il avait été interpellé par des « gilets jaunes » non seulement sur les prix du carburant automobile mais aussi sur les prix de l’électricité. Il a par ailleurs une nouvelle fois confirmé la trajectoire fiscale sur les carburants automobiles. « Nous sommes extrêmement déterminés, extrêmement motivés, même si c’est difficile. Ce n’est pas par plaisir, franchement je préférerais être le ministre qui annonce les baisses de taxes, a-t-il dit. Si on arrête la trajectoire de la taxe carbone … on envoie le signal aux Français qu’en fait demain on va pouvoir continuer comme avant », a-t-il insisté.

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