Qui peut utiliser Google Pay, la solution de paiement mobile de Google ?

Après Apple et Samsung, Google lance son service de paiement mobile en France. Comme ses concurrents, il ne peut pas être utilisé par qui le veut. Voici qui est concerné et comment l’utiliser.

Crédits: Google.

Payer avec son smartphone en magasin est loin d’être un réflexe pour les Français, même si les solutions se multiplient : Apple Pay, Samsung Pay, Carrefour Pay, Casino avec Lyf Pay… et aujourd’hui Google Pay. 

Google Pay, à quoi ça sert ?


Pour l’utiliser, rien de plus simple : après avoir téléchargé l’application Google Pay sur le Google Play Store, il faut y enregistrer sa ou ses cartes bancaires (lire plus loin).

Google Pay permet aussi les achats en ligne (sur applications mobiles et sur internet) sur les sites qui affichent le bouton “Acheter avec Google Pay”.

Faut-il un smartphone spécifique ?

Oui. Non seulement il faut posséder un smartphone Android (à partir de la version Lollipop 5.0) mais il faut en plus qu’il soit équipé de la fonction NFC. Tous les smartphones haut de gamme en sont équipés (série P et Mate de Huawei, Galaxy S et Note de Samsung, les OnePlus…), ce qui est loin d’être le cas des appareils commercialisés sous les 250 euros. Pour vérifier si votre smartphone est équipé du sans contact, ouvrez les paramètres puis rendez-vous dans la partie connectivité. Si un menu NFC s’affiche, votre smartphone est compatible.

A noter : sont aussi compatibles les montres et bracelets connectés tournant sous Wear OS (le système d’exploitation pour objets connectés de Google) et équipés d’une puce NFC.

Toutes les cartes bancaires sont-elles compatibles ?

Oui, à condition de le vouloir ! Explications. Pour le moment, Google Pay n’est accessible qu’aux clients d’une poignée d’établissements : Boursorama, la banque en ligne de la Société Générale, et les néobanques N26 et Revolut (clients Mastercard).

Mais ça n’est pas pour autant que les clients des grandes banques (qui ont leur propre système de paiement mobile, Paylib), ne peuvent pas l’utiliser. En effet, Lydia, en tant qu’agrégateur de comptes et de cartes bancaires, permet de contourner le système. Après avoir téléchargé son application, il suffit d’enregistrer le(s) compte(s) de n’importe quelle banque pour payer avec Google Pay. Une possibilité que la fintech avait déjà déployé lors du lancement de Samsung Pay qui n’était alors réservé qu’aux clients des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne. Attention, si Lydia est gratuit pour les moins de 25 ans (sans carte physique), le premier forfait ne permet que de réaliser 3 transactions par mois avec sa carte virtuelle (et donc Google Pay), il faut ensuite passer au Lydia Premium qui coûte 2,99€/mois sans carte plastique. 

L’offre Lydia Free permet de faire 3 transactions par mois avec la carte virtuelle Lydia et donc avec Google Pay (ou équivalent), au-delà il faut passer à Premium. Cela permet d’essayer avant de payer.Pour rappel, Premium est gratuit (hors carte physique) pour les moins de 25 ans.

Peut-on y attacher d’autres cartes ?

Oui ! Notamment la carte Ticket Restaurant d’Edenred pour régler ses repas. Google annonçant l’arrivée prochaine de Up, l’émetteur des cartes Chèque Déjeuner. Les cartes de fidélité de grandes enseignes peuvent aussi être agrégées (par exemple Club Med, Etam, Fnac, Franprix, Intersport, Jacadi, Nature et Découvertes, Relay ou Sergent Major).

Quid de la sécurité ?

Comme les portefeuilles électroniques concurrents que sont Apple Pay ou Samsung Pay, Google Pay agit comme une barrière entre votre compte et les commerçants. Un numéro virtuel (token) associé à un code de transaction unique est émis lors des transactions. Ce qui, en cas d’interception des données, les rend inutilisables.

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