La néobanque britannique Revolut obtient une licence bancaire européenne

Pour développer de nouveaux services et produits, la néobanque Revolut vise tout particulièrement la France, l’Allemagne et la Pologne, considérées comme des « marchés prioritaires ».

Revolut revendique entre 8.000 et 10.000 nouveaux comptes par jour en Europe. Crédit: Revolut.

La néobanque britannique Revolut a annoncé jeudi avoir obtenu une licence bancaire européenne, avec l’ambition entre autres d’attaquer prochainement le marché du crédit aux particuliers et aux entreprises en Europe.
Créée en juillet 2015, cette jeune société qui revendique plus de trois millions de clients « prévoit le lancement prochain de facilités de découverts, ainsi que des offres de crédit à des taux compétitifs aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises » courant 2019, selon un communiqué.
Revolut vise tout particulièrement la France, l’Allemagne et la Pologne, considérées comme des « marchés prioritaires », précise-t-elle. Les nouvelles offres de crédit doivent notamment accompagner le lancement d’une plateforme de courtage sur les actions sans commission, prévu en France et en Europe début 2019.

En route pour couvrir tous les aspects de la vie financière de ses clients


La néobanque Revolut, accessible via les téléphones mobiles, connaît depuis son lancement une forte croissance de sa clientèle, à laquelle elle promet de dépenser et de transférer de l’argent à l’étranger à un coût réduit, c’est-à-dire au taux de change réel.
Elle a étendu ses services à des outils de gestion des dépenses, de budgétisation. En décembre, la jeune pousse a par ailleurs lancé une plateforme de courtage de crypto-monnaies et entend à terme couvrir « tous les aspects de la vie financière » de ses clients.


Elle revendique entre 8.000 et 10.000 nouveaux comptes par jour en Europe, et assure traiter plus de 4 milliards de dollars en volume de transactions mensuelles. Ses recettes ont quant à elles été multipliées par cinq l’an dernier, affirme-t-elle.
La société vient également d’annoncer des plans d’expansion hors d’Europe, avec des lancements attendus début 2019 aux Etats-Unis, au Canada, à Singapour, au Japon, en Australie et en Nouvelle-Zélande.
À l’instar de Revolut, le marché bancaire européen a vu apparaître ces dernières années une multitude de nouveaux acteurs, souvent venus du numérique et décidés à tailler des croupières aux grands acteurs bancaires traditionnels.


Dans une étude publiée mi-octobre, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), le superviseur bancaire français, constatait que les néobanques et banques mobiles ont progressivement réussi à s’installer dans le paysage bancaire français pourtant mature, tout en notant que la rentabilité à long terme de leur modèle d’affaires reste à démontrer.
« Sauf quelques rares exceptions ces nouveaux acteurs ne sont pas parvenus à dégager des résultats positifs en 2017 » et « les incertitudes restent nombreuses quant à la capacité des nouveaux acteurs bancaires à construire un modèle d’affaires rentable », relevait ainsi l’étude.

Sur le même thème

Actualités des banques N26 Néobanques Revolut

Ne manquez rien de l'actualité

Réactions et commentaires

Sur la même thématique