100 euros, heures sup’, CSG, prime: la liste des mesures « gilets jaunes » sur le pouvoir d’achat

Le gouvernement vient de fixer le calendrier des mesures en faveur du pouvoir d’achat promises dans le cadre de la crise des gilets jaunes. Leur mise ne œuvre s’étalera jusqu’à l’été.

Parmi les mesures figurent notamment la hausse du smic via la prime d'activité ou la baisse de la CSG pour 5 millions de retraités. Crédit: iStock.

Augmentation de 100 euros net pour les salariés payés autour du Smic, CSG des retraités, heures supplémentaires, prime exceptionnelle: voici le détail des mesures sur le pouvoir d’achat présentées par l’exécutif en réponse à la colère des « gilets jaunes ».

Une prime d’activité élargie et dopée

Une « bonification » de 30 euros maximum pour les salariés au Smic était déjà prévue à partir du 1er avril. Elle a été avancée au 1er janvier.

Le montant doit être triplé à 90 euros, selon le gouvernement, qui promet aussi d’étendre la prime d’activité de 3,8 à 5 millions de foyers (caisses d’allocations familiales) ont assuré que le paiement serait effectif le 5 février, comme annoncé par le Premier ministre Edouard Philippe.

Avec la revalorisation automatique du Smic dont le niveau a été confirmé mercredi (+1,5%), cela devrait permettre d’afficher la hausse de 100 euros promise par le président Emmanuel Macron.

Des heures sup’ défiscalisées

L’exécutif prévoyait déjà de supprimer au 1er septembre 2019 les cotisations salariales sur les heures supplémentaires. La date a finalement été avancée au 1er janvier. Les sommes perçues seront en outre exonérées d’impôt sur le revenu jusqu’à 5.000 euros nets par an et par conséquent exclues du calcul du prélèvement à la source.

Tous les salariés, y compris les fonctionnaires, pourront bénéficier de ce dispositif, qui coûtera à l’Etat et à la Sécu 2,4 milliards d’euros de plus que prévu.

Une prime détaxée pour certains salariés

Zéro cotisations sociales et pas d’impôt sur le revenu: les entreprises pourront verser jusqu’au 31 mars cette prime « duty free », totalement exonérée jusqu’à 1.000 euros et réservée aux salariés payés moins de trois fois le Smic (soit 4.563,66 euros bruts en 2019). Plusieurs grand groupes privés (Total, Orange, LVMH…) et publics (SNCF, RATP, La Poste, etc.) ont déjà promis de distribuer des primes à leurs employés.

Cette mesure « concerne 4 à 5 millions de salariés », selon le gouvernement, qui estime pourtant que « son impact est neutre pour les finances publiques ». L’employeur peut décider de cette prime de manière unilatérale jusqu’au 31 janvier. Ensuite, et avant le 31 mars, il lui faudra négocier un accord d’entreprise.

Des retraités moins ponctionnés

La CSG (contribution sociale généralisée) baissera en 2019 pour 5 millions de retraités. Leur taux de prélèvement passera de 8,3% à 6,6%, soit le taux normal en vigueur avant 2018.

Ce rétablissement profitera aux célibataires dont le revenu fiscal de référence est inférieur à 22.580 euros et aux couples en-deçà de 34.636 euros. « Le coût pour les finances publiques serait de l’ordre de 1,3 milliard d’euros », calcule le gouvernement, qui anticipe un « décalage » dans la mise en œuvre de cette mesure, le temps de « modifier les systèmes d’information » des caisses de retraite.

La « régularisation » devra intervenir avant le 1er juillet, avec « la restitution de la CSG trop perçue ».

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