Péages: ce que pourraient proposer les sociétés d’autoroutes pour modérer la hausse des tarifs

La ministre des transports demande aux sociétés autoroutières de faire un effort sur le prix des péages alors que ceux-ci sont sur le point d’augmenter le 1er février. Plusieurs pistes pourraient être évoquées.

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La ministre des Transports Elisabeth Borne doit recevoir lundi après-midi les sociétés autoroutières à qui elle demande « un effort » sur le niveau des péages avant l’augmentation annuelle des tarifs prévue le 1er février, selon ses services. « L’objectif de la réunion est de recueillir les propositions des sociétés concessionnaires suite aux demandes de la ministre, et de les examiner en détail », a sobrement commenté un porte-parole du ministère.

Lors de leur dernière rencontre le 4 janvier, Mme Borne avait donné dix jours aux sociétés autoroutières pour lui faire des propositions. « Je leur demande un effort, et je leur demande de prendre en compte les préoccupations des Français sur le pouvoir d’achat », avait expliqué la ministre vendredi sur Europe 1 alors que le réseau autoroutier a été une cible privilégiée des « gilets jaunes » ces dernières semaines.

« Je n’ai pas de doute qu’elles ont conscience des attentes des Français », avait-elle ajouté, évoquant notamment les besoins d' »un certain nombre de Français qui prennent les autoroutes tous les jours pour se rendre au travail ».

Pas de gel des péages

Les sociétés autoroutières réfléchissent à des formules d’abonnement locales, selon plusieurs responsables du secteur. De telles formules pourraient aussi permettre aux employeurs de rembourser une partie de cet abonnement, comme pour les transports publics et bientôt le vélo, selon une porte-parole de la Société des autoroutes du nord et de l’est de la France (Sanef).

Les péages de la plupart des autoroutes françaises doivent théoriquement augmenter de 1,8% à 1,9% au 1er février, selon les très stricts contrats de concessions qui lient les sociétés autoroutières à l’Etat. 

Plus que des gestes commerciaux ciblés, les sociétés autoroutières auraient préféré troquer un gel des tarifs des péages contre un allongement de leurs concessions, selon un responsable du secteur. Une solution rejetée par le ministère des Transports, d’autant qu’elle aurait exigé une procédure complexe passant par le Parlement et Bruxelles. Elisabeth Borne a également exclu un gel des péages qu’il faudrait rattraper ultérieurement, comme l’avait décidé la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal –dont elle était à l’époque directrice de cabinet– en 2015. Le rattrapage du gel de 2015 compte encore pour 0,25 point de pourcentage dans l’augmentation des tarifs prévue cette année.

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