83% des salariés seront concernés par l’index égalité salariale en entreprise

L’index de l’égalité salariale hommes/femmes couvrira au total plus de 80% des salariés selon le ministère du Travail.

"Plus l'entreprise est grande, plus la note est mauvaise", fait observer l'entourage de la ministre. Crédit: iStock.

Le ministère du Travail a procédé à une simulation sur près de 40.000 entreprises dans le cadre de la prochaine mise en place de l‘index de l’égalité salariale hommes/femmes qui couvrira au total plus de 80% des salariés, a-t-on appris mercredi dans l’entourage de la ministre, Muriel Pénicaud.

Au 1er mars prochain, les entreprises de plus de 1.000 salariés devront publier leur index de l’égalité, calculé sur la base de cinq critères, sur une échelle de 100 points au total. En deça d’une note globale de 75 points, les entreprises risquent une pénalité financière dans un délai de trois ans à compter de la publication. 

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Cette simulation a été présentée aux partenaires sociaux. Certains syndicats, en particulier la CGT, s’étaient émus d’avoir été reçus par le ministère seulement après la publication du décret au Journal officiel, début janvier. Fin décembre, les cinq syndicats représentatifs, munis d’une liste de griefs, avaient demandé à la ministre de « revoir » son projet de décret.

Les entreprises de 50 à 250 salariés concernées à partir du 1er mars 2020

La simulation a été faite à partir de données de 2015 issues de la déclaration annuelle de données sociales. Elle montre que 83% des salariés sont concernés par le premier des deux critères étudiés (sur un total de cinq): l’égalité des salaires au sein d’une même catégorie socio-professionnelle. »Il n’y a que 6% des entreprises » de plus de 50 salariés qui ont 40 points sur le premier critère, ce qui signifie que 94% ont des efforts à faire pour arriver à l’égalité salariale, souligne-t-on. 

Sur le deuxième critère, qui concerne la question des plus fortes rémunérations, « plus l’entreprise est grande, plus la note est mauvaise », fait observer l’entourage de la ministre. La moyenne est entre deux et trois femmes sur les dix rémunérations les plus importantes.   

C’est la note globale sur 100 qui sera publiée. Les conseils sociaux et économiques (CSE) pourront avoir le détail de la note, a-t-on précisé au ministère. Au sein du Conseil supérieur de l’égalité professionnelle, « un groupe de travail » sera chargé d’élaborer « un calculateur » pour les entreprises ainsi qu’un « guide méthodologique ». 

L’objectif est que les entreprises de 50 à 250 salariés, qui devront publier leur index au 1er mars 2020, puissent disposer « en janvier 2020 d’un logiciel qui leur permette de calculer l’indicateur en appuyant sur un bouton ».

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