Economies d’énergie: des fournisseurs demandent d’assouplir un dispositif d’aide

Les objectifs du dispositif des certificats d’économie d’énergie (CEE) qui ont été revus à a hausse vont se répercuter sur les factures d’énergie des consommateurs selon des acteurs de l’énergie.

Dénonçant un système "en pleine surchauffe", les signataires du courrier demandent donc au gouvernement de reculer "d'au moins un an" l'atteinte des objectifs. Crédit: iStock.

Des fournisseurs d’énergie, soutenus par des associations de consommateurs, demandent au gouvernement de revoir un dispositif d’aide aux travaux d’économies d’énergie, estimant qu’il est trop coûteux, dans un courrier envoyé au ministre de la Transition écologique et publié lundi.

Lancé il y a plus de dix ans, le dispositif des certificats d’économie d’énergie (CEE) oblige les fournisseurs (EDF, Total, Engie, la grande distribution au titre des ventes de carburants, etc.) à financer des actions d’économies d’énergie (rénovation des bâtiments, changement de chaudières, etc.). C’est notamment sur ce mécanisme que s’est appuyé le gouvernement pour lancer son récent coup de pouce au changement de chaudière au fioul.

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Pour accélérer la baisse des consommations d’énergie en France, l’Etat a aussi décidé de doubler les objectifs fixés aux fournisseurs entre 2018 et 2020, « sans tenir compte des inquiétudes » formulées par ces acteurs et les associations de consommateurs, écrivent les signataires de ce courrier.

4 milliards d’euros par an répercutés sur les factures finales ?

Parmi eux figurent l’Union française de l’électricité, l’Anode et l’Afieg qui regroupent des acteurs de l’énergie ou encore, du côté des consommateurs les Associations familiales catholiques et les Associations laïques de Paris. Ils pointent notamment le coût de ce dispositif, 4 milliards d’euros par an selon eux, répercuté in fine sur les factures d’énergie des consommateurs, et qui augmente avec le relèvement des objectifs.

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En effet, s’ils n’arrivent pas à financer directement ces travaux, les fournisseurs doivent acheter des certificats, échangés sur un marché dédié, et dont le prix a augmenté récemment face au trop faible niveau de travaux réalisés.

Dénonçant un système « en pleine surchauffe », les signataires du courrier demandent donc au gouvernement de reculer « d’au moins un an » l’atteinte des objectifs et d’élargir les actions d’économies d’énergie qui leur permettent d’obtenir des certificats.

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