Des solutions pour amortir le coût des trajets entre son domicile et son travail

C’est une problématique qui tourne en boucle depuis plusieurs mois et de nombreuses idées ont émergé pour y répondre.

Sur 80% du territoire, les travailleurs sont forcés de prendre leur voiture. Crédit : iStockPhoto

Le coût du carburant n’est pas négligeable dans le budget des ménages. C’est d’ailleurs la hausse de son prix qui a enclenché la longue mobilisation des gilets jaunes dans toute la France. Depuis, syndicats patronaux, salariés et élus cherchent des solutions pour diminuer les frais des trajets des travailleurs. Certaines de ces idées seront présentées à l’Assemblée nationale en juin et devraient intégrer la loi mobilités ou la loi LOM.

Ce n’est pas le problème d’un ou deux mais de nombreux salariés. A cause du manque de transports en commun, ces derniers sont forcés de prendre leurs voitures pour se rendre à leur travail sur 80% du territoire français. Alors que dans les villes mieux desservies, les employés qui utilisent les transports en commun se voient rembourser la moitié de leur abonnement par l’entreprise. Deux poids, deux mesures que les discussions actuelles tentent de résoudre en imposant un plan de mobilité aux structures de plus de 50 salariés.

« Faire des milliers d’euros d’économies par an »

Parmi les pistes évoquées par les participants du projet au Parisien : modifier ses horaires pour se calquer aux réseaux de transport de sa région, prendre en compte les lieux d’habitation des salariés pour organiser les plannings et faciliter le covoiturage, favoriser le télétravail, mettre en place des navettes ou encore créer un parc à vélos en libre accès. « La philosophie, c’est de multiplier ces petites choses permettant aux salariés d’abandonner plus facilement leur voiture et donc de faire des milliers d’euros d’économies par an », résume une source au cœur des négociations au journal.

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Pour encourager les travailleurs dans cette voie, la loi LOM préconise déjà aux employeurs de verser un montant de 400 euros maximum chaque année aux salariés qui font le choix du covoiturage. Une somme qui est défiscalisée et désocialisée. Et si, malgré ces solutions, les salariés n’ont d’autre choix que de prendre leur voiture, le plan envisage de donner la même somme à ces automobilistes au prorata de la distance parcourue, du temps de trajet et du salaire.

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