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La Monnaie de Paris lance une collection de pièces pour financer le patrimoine

Pour chaque monnaie achetée, un euro sera versé à la Fondation du patrimoine pour participer au financement des projets de la Mission de Stéphane Bern. 

Crédit: iStock.

Dagobert, D’Artagnan, Louis XIV ou encore « la France »: la Monnaie de Paris a lancé lundi une nouvelle collection de 23 pièces d’histoire dont la vente contribuera au financement de la restauration du patrimoine. Pour chaque monnaie en argent achetée, un euro sera versé à la Fondation du patrimoine, contribuant ainsi au financement des projets de la Mission de Stéphane Bern

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Douze pièces ont été dévoilées lundi, dont neuf de 10 euros, deux de 50 et une de 200 euros. L’animateur a collaboré avec la Monnaie de Paris pour sélectionner 23 monnaies anciennes au cœur du « Médaillier » qui rassemble près de 80.000 objets.

Crédit: Monnaie de Paris.

Sur douze étuis en carton, les pièces sont représentées accompagnées d’images des personnages ou événements leur correspondant. Au verso, Stéphane Bern a rédigé des petits textes qui les racontent de manière vivante.  Elles peuvent être achetées à la Monnaie, dans les bureaux de poste et buralistes partenaires, sur les sites numismatiques et dans certaines maisons de la presse.    

Une collection de Dagobert à la déclaration des Droits de l’Homme

La collection commence avec « Dagobert » qui au VIIème siècle fait frapper son profil par l’orfèvre Eligius, le fameux bon Saint-Eloi. Elle se poursuit avec « Guillaume le conquérant »: cette pièce montre la puissance militaire des ducs de Normandie.  

Le Moyen-Age est évoqué par une pièce à l’effigie de Philippe IV le Bel, à l’époque des sombres « Templiers ». La pièce « Guerre de cent ans » représente Jean II le Bon à cheval, sabre au clair. Dans l’étui « D’Artagnan », c’est le Roi Soleil passant en revue des mouquetaires qui est figuré sur une monnaie. Un étui intitulé « Louis XIV » propose une autre pièce à l’effigie du roi bourbon, majestueux, perruqué et cravaté. 

En 1791, une pièce est frappée avec la légende « Louis XVI, roi des Français » entourant le visage d’un roi sous surveillance. C’est par cette effigie très précise qu’il sera reconnu et arrêté à Sainte-Menehould alors qu’il tente de fuir vers Varenne. Enfin, le nouvel empereur « Napoléon » pose jeune et puissant sur un franc germinal de 1803. 

Les quatre dernières pièces sont consacrées à des symboles: la « Tour Eiffel », érigée pour l’exposition universelle de 1889, est représentée à côté d’une allégorie de Paris ornée d’une couronne. Le « 14 juillet » 1790, fête consensuelle de « la Fédération des français », un an après la prise de la Bastille, inspire une pièce commandée alors par l’Assemble constituante.

En 1986, une médaille illustre la « Déclaration des droits de l’homme et du citoyen » du 26 août 1789.  Le motif de la dernière pièce n’est autre que « la France »: c’est la nouvelle pièce de dix francs frappée en 1974 avec un design déjà abstrait qui change les codes.