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Pourquoi la bienveillance au travail peut rapporter gros

Le bien-être est de plus en plus au centre des préoccupations, que ce soit dans le cadre personnel ou professionnel. Et pour cause, tout le monde y gagne.

retraite

« Disposition favorable à l’égard de quelqu’un ». Bonté, indulgence ou tout simplement bienveillance. Cette qualité est sollicitée dans tous les domaines et notamment dans celui du travail. Un milieu souvent perçu comme hostile où il faut parfois se battre pour se faire sa place et où le modèle basé sur la performance, la hiérarchie éclipse le sentiment d’empathie.

Pourtant le Parisien fait état de deux livres dans lesquels des coachs issus de cabinets spécialisés expliquent qu’ils sont de plus en plus présents dans les entreprises afin de faire une place aux émotions et promouvoir le respect, la gratitude.  « Il y a beaucoup de chercheurs qui ont travaillé sur le sujet. Grâce, notamment, aux MBA, les cadres ont été formés au management participatif et cette culture est progressivement redescendue vers la base », explique Gilles Teneau, coauteur de Toxic Handles : les générateurs de bienveillance en entreprise.

Le stress se facture en milliards

En effet, le bien-être au travail n’est pas un facteur négligeable. Surtout quand on sait qu’a contrario, le stress coûte cher, très cher. Absentéisme, arrêt maladie, mal-être… le stress au travail se chiffrait entre 2 et 3 milliards d’euros en France en 2007. Au-delà de l’aspect moral, les entreprises ont donc, financièrement, tout intérêt à veiller à l’état d’esprit de leurs salariés.

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D’ailleurs, il est de plus en plus fréquent que des postes de managers dédiés au bien-être des employés soient créés. Ces « feel good managers » ou managers du bonheur veillent à la bonne ambiance dans l’entreprise, la bonne entente entre les travailleurs et s’assurent qu’ils ne viennent pas au bureau avec la boule au ventre.

 Au-delà de ça, les « toxics handlers » ou « absorbeurs d’angoisses », d’une nature bienveillante et à l’écoute, se dégagent naturellement dans chaque entreprise et sont désormais encouragé par les employeurs. « En période de crise, ils vont, grâce à leur sens de l’écoute, émerger naturellement et recréer du lien, redonner de la confiance », développe le chercheur Gilles Teneau. C’est une tendance qui s’étend à tous les secteurs.

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Une tendance qui se généralise

Le lexicographe explique que le simple emploi du mot « a fortement augmenté depuis 2010, parallèlement au développement des réseaux sociaux, où tout le monde peut s’exprimer de manière violente ». Il résume : « On recherche la bienveillance en réaction à cette société où la malveillance a davantage d’écho ».