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Vous faites peut-être partie des Français qui travaillent gratuitement sur leurs heures supplémentaires

58 % des salariés français affirment faire des heures supplémentaires non rémunérées dans une étude The Workforce View in Europe d’ADP.

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Crédit : iStock.

L’expression « ne pas compter ses heures » prend tout son sens dans l’étude The Workforce View in Europe d’Automatic Data Processing (ADP), relayée par BFM Business. Les Français s’impliquent visiblement dans leur travail puisqu’ils sont 58% à déclarer qu’ils font régulièrement des heures supplémentaires gratuitement. Chaque semaine, 4 heures et 37 minutes en moyenne ne seraient pas rémunérées pour ces salariés. Ce qui correspond à un manque à gagner d’environ 18 heures par mois. 12 % des personnes interrogées ont même déclaré effectuer 10 heures supplémentaires non rémunérées par semaine.

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Le phénomène est moins important chez les plus jeunes. En effet, « seulement 7% » des 16-24 ans travaillent plus de 10 heures gratuitement par semaine contre 16 % chez les 25-34 ans. Quant aux secteurs les plus touchés, il faut se tourner vers les arts, la culture, l’informatique et les télécommunications. Enfin, dans les domaines du bâtiment et de l’ingénierie, 59% des salariés déclarent travailler au moins 5 heures non payées de façon hebdomadaire.

Des conséquences non négligeables

Le président d’ADP, Carlos Fontelas de Carvalho, alerte sur les risques liés et les effets néfastes de ce constat : « Au-delà du risque d’épuisement auquel peuvent être exposés certains salariés, ce sont des situations qui génèrent des pertes de motivation avec des conséquences négatives à long terme sur la santé, la productivité et donc la performance globale de l’entreprise ».

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Il s’étonne d’ailleurs de la situation alors que « de nombreux rapports et mesures très médiatisés montrent l’importance de la reconnaissance et du bien-être des salariés (droit à la déconnexion, chartes, télétravail…) ».  « Il semble que des employeurs ne parviennent pas toujours à trouver le juste équilibre entre l’engagement des collaborateurs, le nombre d’heures effectuées et le sentiment d’une juste rétribution », analyse le président du fournisseur américain.