Une voiture électrique à moindre prix, ça vous dit ?

Des petites voitures électriques grises de l’ancien service Autolib’, éligibles à la prime à la conversion, sont toujours disponibles à la vente. Des garagistes les reconditionnent.

Des Autolib', lorsque le service était encore actif, à Paris. Crédit: Istock

Elles ont quitté les chaussées parisiennes à l’été 2018… mais elles n’ont pas dit leurs derniers mots. Les anciennes voitures électriques du service d’autopartage Autolib’, les Bluecars fabriquées par Boloré, ont droit à une nouvelle jeunesse.

Prime à la conversion

Plusieurs garagistes en France ont racheté des lots de Bluecars dans l’optique de les revendre. L’enseigne Autopuzz, installée dans le Morbihan et repérée par Les Echos, va mettre en vente près de 300 exemplaires de ce modèle, pour les particuliers et les collectivités territoriales. Elle en a déjà vendu autant plus tôt cette année. Autopuzz les propose au tarif de 4 990 euros l’unité. Les réservations sont déjà ouvertes. Cependant, il s’agit de véhicules d’occasion : les kilométrages ne sont pas tous les mêmes selon les voitures et des traces d’usure et d’usage peuvent être présentes sur la carrosserie en aluminium. Argument de taille : ces voitures sont éligibles à la prime à la conversion.

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Guillaume Ramirez et Mathilde Salin, du service marketing d’Autopuzz, indiquaient en février 2019 à Ouest-France que ces véhicules ont « une autonomie de 200 km en ville ». L’inconvénient de ceux-ci résident peut-être dans leur batterie : « C’est ce que l’on appelle une batterie chaude, il ne faut pas la laisser se décharger complètement », déclaraient-ils. Même garée à la maison et inutilisée, la voiture doit être branchée pour maintenir la batterie à une température comprise entre 60 et 80 degrés. Selon Autopuzz, « pour une utilisation classique [de la voiture], cela représente 30 € par mois » d’électricité.

Reconditionnement

Autopuzz n’est pas le seul le créneau. Le garage Cavarec, à Romorantin (Loir-et-Cher) a été l’un des premiers professionnels à reconditionner des Bluecars et à les revendre à l’unité, explique Le Monde. David Cavarec explique qu’il a « des voitures de 2011 avec 11 000 kilomètres et des sièges lacérés, d’autres de 2015 avec 40 000 kilomètres au compteur. Les batteries sont censées tenir 400 000 km, donc c’est le prix juste », soit 4 500 euros l’unité.

Ce garagiste avait participé à l’organisation de la vente aux enchères organisée à Romorantin en novembre 2018. Plus d’une centaine d’Autolib’ avaient trouvé preneur pour 3 700 euros l’unité.

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