Les produits alimentaires vous ont coûté plus cher en 2018

Après quelques années de quasi-stabilité, les prix des produits alimentaires sont repartis à la hausse l’année dernière, selon le dernier rapport de l’Observatoire des prix alimentaires.

L'augmentation des prix alimentaires a été supérieure à l'inflation. Crédit: Istock

Vous avez trouvé que le contenu de votre panier au supermarché vous a coûté un peu plus en cher en 2018 ? Un sentiment confirmé par l’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires, qui a fait paraître son dernier rapport sur la question il y a quelques jours.

Une hausse supérieure à l’inflation

On peut y lire que « les prix à la consommation des produits alimentaires, en baisse en 2014, quasi stables en 2015, en légère augmentation en 2016, enregistrent en 2018 une nouvelle hausse d’un peu plus de 2 %, augmentation plus prononcée qu’en 2017. Cette hausse est légèrement supérieure en 2018 à l’inflation (environ 1,8%) observée au travers de l’évolution des prix à la consommation tous produits ».

La hausse la plus importante concerne les fruits et légumes, dont les prix ont respectivement augmenté de +6,5% et +7% en 2018. Elle a ensuite été plus modérée pour les produits laitiers (+3 %), le poisson et le jambon (+ 2,2 %), la viande de porc fraîche (+ 0,9 %), la baguette de pain (+ 1,5 %) et la viande bovine (+ 1,4%). L’observatoire a constaté que les prix de la viande de volaille sont restés stables. Seuls ceux des pâtes alimentaires sont en baisse (-1,2%).

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La rémunération des agriculteurs n’augmente pas

L’observatoire conclut également que les marges des supermarchés restent faibles. Pour l’ensemble des rayons alimentaires frais, elle serait de 1,2% avant impôt, 0,8% après impôt. Un chiffre en baisse par rapport à 2016. Les rayons qui rapportent le mieux sont ceux en libre-service comme la volaille ou la charcuterie. En revanche, les rayons qui demandent des employés, comme la boucherie, ont des marges négatives.

La rémunération des agriculteurs baisse légèrement et est encore loin des 2 Smic, soit l’objectif que se sont fixées les filières, rappelle Les Echos. Les marges des industriels connaissent un léger repli. En 2015, la consommation alimentaire des ménages, restauration hors domicile comprise, a représenté 237 milliards d’euros.

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