Economies d’énergie: attention aux promesses, pas toujours honnêtes, des travaux à 1 euro

Elles sont un peu partout, notamment sur Internet. Des publicités qui proposent d’isoler sa maison ou de changer sa chaudière pour un euro, mettant en avant une « nouvelle loi 2019 », à grand renfort de logo du gouvernement et du ministère de la Transition écologique et solidaire.

Un euro pour les bas revenus

Des publicités qui interpellent les consommateurs et poussent les espaces Info énergie de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) à mener des réunions publiques pour donner des explications, comme le relate Le Journal de Saône-et-Loire. « Ces offres reposent sur le dispositif des certificats d’économie d’énergie (CEE), mis en place par l’État et financé par les fournisseurs d’énergie, obligeant ces derniers à inciter les particuliers à réaliser des travaux d’économie d’énergie. Le montant de ces CEE variant en fonction du type de travaux, des revenus et de la valeur du CEE », explique une intervenante d’Info énergie lors d’une réunion.

Cependant, Libération précise qu’il est possible de s’en tirer avec une facture à un euro. L’Etat a lancé en 2017 un dispositif coup de pouce, dans le cadre des CEE. Ce dispositif prévoit des primes spécifiques accordées aux ménages ayant de bas revenus et qui veulent isoler des combles perdus par exemple. Les entreprises labellisées « Reconnus garants de l’environnement » (RGE) peuvent donc proposer des offres à un euro, et s’occuper de récupérer la différence auprès des administrations compétentes.

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Se prémunir des arnaques

En 2019, la prime est de 20 euros par m² isolé pour les ménages modestes qui veulent s’atteler à leurs combles perdus. Mais si le prix minimum de ce genre de travaux est bien de 20 euros du m², le coût moyen est plutôt de 35 euros du m². Des coûts bas engendrent souvent des travaux mal faits. Qui plus est, pour les ménages les plus aisés, la prime descend à 10 euros du m², ce qui ne couvrira pas intégralement le coût des travaux.

Des conseillers énergie contactés par le quotidien national relatent que les arnaques les plus courantes sont des travaux bâclés, réalisés en une après-midi. Certains n’hésitent pas à vendre des travaux supplémentaires une fois chez le particulier. Pour se prémunir des arnaques, le mieux reste de ne pas répondre aux sollicitations, de contacter l’Agence d’information sur le logement (Adil) de son département et de ne pas hésiter à faire établir plusieurs devis chez des professionnels différents.

Rédaction Mieux Vivre avec AFP

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