Sécurité sociale étudiante: qu’est-ce qui va changer à la rentrée 2019?

Désormais, les nouveaux étudiants seront rattachés au régime de sécurité sociale de leurs parents ou tuteurs. Pour les autres, une bascule va s’opérer.

Les étudiants dépendront tous du régime obligatoire. Crédit: Istock

A partir du 31 août 2019, la gestion éclatée de la sécurité sociale des étudiants avec plusieurs organismes sera de l’histoire ancienne. Les étudiants seront tous rattachés au régime obligatoire et non plus à la LMDE, à la Smerep ou encore la Mep.

Basculement automatique

Qu’est-ce que ça change concrètement ? Pour ceux qui entreront dans l’enseignement supérieur à la rentrée 2019, ils n’auront plus besoin de choisir un organisme. Les étudiants seront directement rattachés au régime général dont ils sont ayants droits via leurs parents ou leurs tuteurs. L’affiliation à la Caisse nationale d’assurance maladie (régime général), à la Mutuelle sociale agricole (MSA, régime agricole), à la Caisse de prévoyance SNCF ou tout autre régime particulier, se fera automatiquement.

Pour ceux qui sont déjà étudiants et qui dépendaient en 2018-2019 d’une mutuelle étudiante, ils basculeront directement vers la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de leur lieu d’habitation, le 31 août 2019. Un email ou un courrier leur sera adressé pour les informer de ce basculement et la carte vitale devra être mise à jour. Ceux qui sont entrés dans les études supérieures en septembre 2018 sont normalement déjà rattachés au régime de sécurité sociale de leurs parents ou tuteurs, jusqu’à l’âge de 24 ans.

Il n’y aura plus de cotisation de sécurité sociale à verser, mais une « contribution vie étudiante et de campus » de 91 euros à payer au centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous), explique Dossier familial.

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Les mutuelles vont se réorganiser

Dans le cas d’une fin d’études en juin 2019, il faut se mettre en contact avec la caisse d’assurance maladie (régime général) de son lieu d’habitation (le système fonctionne par département). Elle prendra le relai de la mutuelle étudiante dès le 1er septembre de l’année en cours.

Quant aux anciennes mutuelles étudiantes, elles ne vont pas disparaître pour autant. Avec la réforme, elles perdent leur activité principale et donc une source de revenus. Mais elles comptent désormais prospérer en tant qu’organisme de complémentaire santé. Ainsi, la société mutualiste des étudiants de la région parisienne (Smerep) et la Mutuelle des étudiants de Provence (Mep) se sont récemment alliées, rapporte Le Figaro, pour devenir Heyme et proposer des offres des complémentaires santé destinées aux étudiants.

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