Soldes d’été: plus responsables et éthiques, ces marques refusent de brader leurs vêtements

Elles sont peu nombreuses, mais elles ont fait le choix de ne pas sacrifier à prix cassé leurs collections. Un geste pour faire réfléchir sur nos modes de consommation.

Certaines marques refusent les soldes. Crédit: Istock

Des pancartes « soldes » sur tous les magasins de vêtements ? Pas forcément. En réaction à la « fast fashion » (c’est-à-dire cette pratique qu’ont les poids lourds du secteur de vendre des vêtements à bas prix avec des collections qui se renouvellent tout le temps), certaines marques de prêt-à-porter refusent de solder leur assortiment.

Marges constantes

C’est le cas par exemple, de la marque française 1083, qui propose des jeans et des chaussures fabriqués en France. L’un des vendeurs explique à BFMTV que « contrairement à d’autres marques qui vont privilégier la période des soldes mais en augmentant leurs marges tout en long de l’année, on a fait le choix inverse de garder une marge qui soit tout à fait raisonnable et qui permette au client d’acheter toute l’année ». Les jeans sont vendus à un tarif plus élevé que dans les grandes surfaces du secteur comme H&M ou Zara. Comptez environ 100 euros l’unité.

Globalement, ce sont des marques jeunes, indépendantes, plutôt haut de gamme, ayant à cœur de ne pas alimenter le mécanisme de la surconsommation qui s’inscrivent dans ce mouvement de refus des soldes. Balzac Paris, Sézanne, Bonne gueule, Jules & Jenn… Des marques qui séduisent plutôt les milieux aisés et urbains. Aussi ne pas faire de soldes n’est pas un geste motivé par l’appât du gain. Pour Geoffroy Bruyère, cofondateur de la marque Bonne gueule, « nous sommes très clairs avec nos clients sur le parcours du produit et notre marge est assez faible : nous sommes à un coefficient de 3, sans la TVA, quand de gros acteurs sur le même créneau de prix vont prendre une marge de 8, 9, ou 10 ».

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Le début de la fin des soldes ?

Un mouvement qu’encourage le président de la Fédération nationale de l’habillement, Eric Mertz, qui déclare au Huffington Post, « le client est désormais devenu habitué à acheter une remise plutôt qu’un article. Le phénomène social des soldes s’effrite depuis longtemps à cause d’un calendrier de promotions frénétique et mortifère ». Il a même posé sur la table la question de la suppression pure et simple des soldes, en janvier dernier, sur Franceinfo : « Tous les acteurs sont dans le rouge et les soldes, ça ne marche pour personne. Donc soit on entretient cette spirale mortifère et je pense qu’on va encore voir des conséquences d’ordre social, soit on arrête. Pourquoi ne pas les arrêter ? Nous avons des produits de valeur ».

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