Se connecter S’abonner

Automobile: d’ici quelques jours, le contrôle technique sera plus dur pour les voitures diesel

Les véhicules roulant au gazole vont subir un nouveau point de contrôle à partir du 1er juillet. Il vise à mieux contrôler la pollution émise par ces voitures.

Après avoir été repoussée en raison de la crise des Gilets jaunes, cette disposition entrera en vigueur le 1er juillet. A partir de cette date, les véhicules diesel seront soumis à un contrôle technique un peu plus strict.

Déjà en 2018, le nombre de point de contrôle des véhicules a déjà été augmenté, pour passer à 133, classés en différentes catégories, comme l’explique service-public.fr: identification du véhicule, les équipements de freinage, la direction (volant, boîtier), la visibilité, les feux, dispositifs réfléchissants et les équipements électriques, les essieux/roues/pneus/suspensions, le châssis et ses accessoires, les autres accessoires comme les ceintures de sécurité ou le klaxon et enfin les nuisances dont la pollution.

Emissions de gaz polluants

C’est sur ce dernier point que la nouveauté de ce mois de juillet portera avec l’introduction d’une norme pour l’analyse de l’opacité des fumées et le taux d’émission des gaz polluants (dioxyde de carbone, oxyde d’azote) à leur sortie du pot d’échappement. Les valeurs mesurées lors du contrôle, explique LCI, devront être identiques à celles mesurées lorsque le véhicule a quitté l’usine.

Aussi, seuls les véhicules diesel les plus récents, classés Euro 4, 5 et 6 (fabriqués à partir de 2005) seront soumis à ce test car ils sont pourvus de système de filtration et de dépollution. Les véhicules plus anciens, certes plus polluants, ne permettent pas de procéder à des contrôles poussés : lors de leur fabrication, on ne mesurait pas l’opacité des fumées, donc, impossible de comparer avec les valeurs de sortie d’usine.

A LIRE >>> Le prix du contrôle technique a fortement augmenté en un an

Pas de changement de tarif

Que risque-t-on si l’on ne passe pas ce point de contrôle ? Pas de panique, ce n’est pas un critère de « défaillance critique », qui nécessiterait d’immobiliser le véhicule pour le faire réparer. Être pris en défaut sur l’opacité des fumées entraînera quand même une contre-visite dans les deux mois. Selon Le Point, de nombreux véhicules pas, peu ou mal entretenus pourront être recalés sur ce point de contrôle. Et les réparations peuvent coûter cher : changer une vanne EGR (qui permet d’éliminer des particules de gaz) peut coûter près de 1 000 euros.

Si, avec ce contrôle des fumées, le contrôle technique devient plus long de quelques minutes, son tarif, lui, ne devrait pas changer et rester compris entre 65 et 75 euros, selon les régions.