Antibiotiques, frais de transport: comment la Sécurité sociale compte faire des économies en 2020

L’Assurance maladie doit continuer à trouver des pistes pour faire des économies. Prescrire des génériques, limiter la consommation des antibiotiques… Plusieurs idées sont sur la table.

Les économies doivent être de deux milliards d'euros en 2020. Crédit: Franck LODI/SIPA

Il va bien falloir faire respecter l’objectif : en 2020, la branche santé de la Sécurité sociale estime pouvoir réaliser 2,069 milliards d’euros d’économies et ce sans augmenter les tarifs hospitaliers et sans toucher au prix des médicaments. C’est un effort un peu plus important qu’en 2019 (deux milliards) et qu’en 2018 (1,9 milliard) relève Les Echos.

Réduire l’usage des antibiotiques

Pour l’année prochaine, l’Assurance maladie va poursuivre ses efforts sur le développement de la chirurgie ambulatoire face aux hospitalisations, maîtriser encore un peu plus les indemnités journalières versées lors d’un arrêt maladie, lutter contre les abus et les fraudes et limiter et optimiser les frais de transport sanitaire.

Au rayon des nouveautés, la « Sécu » compte mettre en place un plan pour réduire l’usage des antibiotiques, explique Le Figaro, grâce notamment aux tests rapides réalisés directement en pharmacie qui permettent de savoir si une angine est virale ou bactérienne. Une grande campagne de communication sera aussi mise en place. Gain espéré : 150 millions d’euros.

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Limiter le gaspillage

Elle entend aussi lutter contre le gaspillage, par exemple dans le secteur hospitalier où les pensements sont commandés en grande quantité alors qu’ils ne sont pas toujours adaptés à l’évolution d’une plaie dans le temps. L’Assurance maladie souhaiterait limiter les prescriptions des hôpitaux à sept jours au lieu d’un mois environ, et gagner ainsi 75 millions d’euros.

Autre piste envisagée, réduire à 20 jours le délai pendant lequel les pharmaciens peuvent continuer à distribuer un médicament à un prix fort alors que ce dernier vient d’être baissé. Le délai est actuellement d’un mois. Cela rapporterait 56 millions d’euros.

Enfin, la Sécurité sociale pense mettre en place des mécanismes d’intéressement pour limiter les prescriptions et baisser la consommation de certains médicaments, comme l’oméprazole, qui permet de soigner les ulcères, et dont la consommation ne cesse d’augmenter. Ce mécanisme permettrait aussi d’inciter à prescrire des médicaments génériques.

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