Bientôt un congé rémunéré pour ceux qui accompagnent leurs proches malades

La ministre de la Santé a annoncé la mise en place d’un congé indemnisé pour les aidants. Actuellement, le congé n’est pas rémunéré.

4,3 millions de personnes aident un membre de leur famille/ Crédit: iStock

C’est un changement qui pourrait améliorer le quotidien des aidants. Mercredi 3 juillet, la ministre de la Solidarité et de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé la création prochaine d’un congé indemnisé pour les aidants qui s’occupent d’un proche malade, handicapé ou âgé.

Cette mesure sera créée en 2020 et figurera dans le prochain budget de la Sécurité sociale. Les détails seront connus à l’automne. « Je peux déjà vous dire que parmi les axes majeurs de ce plan figurera la conciliation de la vie professionnelle et de la vie de proche aidant. Pour la faciliter, nous allons créer un congé de proche aidant, indemnisé, dès la prochaine loi de financement de la Sécurité sociale », a détaillé Agnès Buzyn. Le congé de proche aidant n’est actuellement pas rémunéré par l’employeur.

4,3 millions d’aidants

Le 25 avril dernier, le président de la République avait souligné la nécessité de mieux reconnaître les aidants. Emmanuel Macron évoquait alors « celles et ceux, souvent les femmes, qui ont mis entre parenthèses ou sacrifié leur vie professionnelle pour s’occuper d’un enfant en situation de handicap, d’un proche, une personne de la famille devenue dépendante » rappelle Europe 1.

C’est toute une partie de la population française dont il faut s’occuper puisque 4,3 millions de personnes aident un membre de leur famille. Dans le détail, 44% sont des conjoints, 13% des parents et 12% sont des enfants. Une majorité des aidants sont des femmes (à 62%).

Un congé renouvelable

Aujourd’hui, il existe un congé de proche aidant. Cet aménagement « permet de s’occuper d’une personne handicapée ou faisant l’objet d’une perte d’autonomie d’une particulière gravité. Ce congé est accessible sous conditions (ancienneté, lien familial ou étroit avec la personne aidée, résidence en France de la personne aidée) et pour une durée limitée », détaille le site de l’administration française.

L’employeur ne peut pas refuser le congé sauf si certaines conditions ne sont pas remplies (ancienneté dans l’entreprise, etc.). Sans dispositions conventionnelles, il ne peut dépasser trois mois. Toutefois, il peut être renouvelé, mais sans excéder un an sur toute la carrière du salarié.

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