La SCNF incite ses voyageurs à reporter leurs trajets pendant la canicule

La société française pointe des risques accrus d’incidents et les conducteurs vont devoir limiter la vitesse des trains.

La SNCF appelle les voyageurs à reporter leurs trajets en train durant la canicule. Crédit : ©Istock.

En période de grosses chaleurs, il n’y a pas que les organismes qui souffrent. Alors que la canicule continue à s’étendre sur la France, la SNCF invite les voyageurs à reporter leur voyage dans les zones touchées par les grosses chaleurs en raison des « risques d’incidents sur la circulation ferroviaire », et s’engage à échanger ou rembourser sans frais les billets des TGV et Intercités circulant jusqu’à jeudi soir.

En effet, la société explique que lorsque la température extérieure atteint les 37°C, celle du rail peut dépasser les 55°C, entraînant une « dilatation » de ce dernier. Il se déforme alors et augmente le risque d’accident. Si les conducteurs limitent la vitesse du train pour tenter d’éviter toute déformation du rail, les épisodes caniculaires sont toujours des périodes sensibles pour la SNCF, qui doit étroitement surveiller son réseau.

Pic de chaleur jeudi

La canicule devrait continue à s’étendre ce mercredi sur la France où le mercure va flirter avec les 40°C sur une grande partie du territoire avant de grimper encore un peu plus jeudi et des départements pourraient être placés en vigilance rouge. Une alerte qui avait été utilisée pour la première fois en juin dans quatre départements du sud, entraînant l’annulation d’événements sportifs et de sorties scolaires, ainsi que l’école facultative.

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Avec un record de 80 départements en vigilance orange mardi matin, cette deuxième vague de chaleur intense en moins d’un mois n’épargnera qu’une toute petite partie du territoire, à la pointe de Bretagne et en Méditerranée. Si depuis la canicule historique de 2003 qui avait fait quelque 15.000 morts, les autorités insistaient surtout sur les risques pour les personnes vulnérables, les mises en garde visent désormais toute la population.

Car après une journée de mardi qui a vu plusieurs villes comme Brive (42,1°C), Bordeaux (41,2°C), Châteauroux (40,8°C) ou Rennes (40,1°C) battre leur record absolu de chaleur, Météo France prévoit des températures « du même ordre » mercredi, avec des valeurs souvent entre 36 et 42°C.

Le pire est pour jeudi. Le mercure devrait dépasser les 40°C sur un grand quart nord-est du pays en particulier, avec des pointes à 43°C localement et une journée qui pourrait être plus chaude que les pires jours de la canicule de 2003. Paris notamment devrait battre jeudi son record de 1947 (40,4°C). Mais le record absolu pour la France de 46°C, qui date de juin dernier, ne sera en revanche pas atteint.

La pluie espérée

La baisse des températures sera ensuite « spectaculaire » vendredi sur l’ouest du pays, mais il faudra attendre samedi pour voir la fin de cet épisode sur l’ensemble de l’Hexagone. « On peut espérer des pluies un peu plus généralisées, mieux que des orages », a indiqué le prévisionniste de Météo-France François Jobard.

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Les vagues de chaleur, déjà plus fréquentes en France, sont appelées à se multiplier et à s’intensifier sous l’effet du réchauffement provoqué par les activités humaines.

Cet épisode caniculaire s’accompagne d’habituels pics de pollution à l’ozone à Paris, en Rhône-Alpes ou en Alsace. La circulation différenciée est ainsi mise en place ou reconduite mercredi à Paris, Lyon, Lille, Annecy et Strasbourg. La pollution à l’ozone se poursuivra jeudi en Ile-de-France.


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