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L’apprentissage attire toujours et bat un nouveau record en France

De juin 2018 à mai 2019, 321.000 jeunes sont entrés dans le dispositif contre 307.000 lors de la précédente campagne.

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Crédit: iStock.

C’est une formation qui ne cesse d’attirer du monde. Les entrées en apprentissage ont atteint un nouveau record en 2018-2019, avec une hausse de 4,7%, effaçant la marque établie l’année dernière, selon des données mises en ligne ce vendredi par le ministère du Travail. Par convention, la campagne d’apprentissage, sorte d’année scolaire de la filière, commence en juin et finit en mai. L’essentiel des nouveaux contrats sont enregistrés entre juillet et décembre.

De juin 2018 à mai 2019, 321.000 jeunes sont entrés dans le dispositif (dont 306.000 dans le secteur privé) contre 307.000 lors de la précédente campagne, selon la Dares, le service des statistiques du ministère. Le gouvernement fait une forte promotion de cette formation en alternance, jugée efficace pour l’insertion professionnelle des jeunes.

Une meilleure insertion ?

Selon le rapport de performance de la mission « Travail et emploi », le taux d’insertion dans l’emploi des apprentis a progressé de plus de trois points en 2018 à 74,5%. Cette progression résulte d’une amélioration du taux d’emploi des 15-24 ans (+1,2 point en 2018) et de facteurs comme « une meilleure réussite des apprentis à l’obtention des diplômes » ou « une progression des apprentis qui suivent un cursus visant à l’obtention d’un diplôme de niveau supérieur ».

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« Cependant, ce taux global masque de fortes disparités de situations selon le niveau de diplôme, le domaine de spécialité et bien sûr le contexte économique local », note le rapport. Pour encourager l’apprentissage, le gouvernement a fait voter une vaste réforme qui a mis les branches professionnelles au cœur du dispositif.

Cette réforme contient de nombreuses mesures : limite d’âge repoussée de 26 à 30 ans, financement des centres de formation (CFA) selon le nombre d’apprentis, simplification des aides aux employeurs, assouplissement du temps de travail des mineurs…

Un plan d’action en septembre

L’accès à l’apprentissage fait aussi partie des six chantiers de « la mobilisation nationale et territoriale » pour l’emploi lancée par Matignon et qui doivent déboucher sur des « plans d’actions » des préfets de région fin septembre.

Parmi les problèmes identifiés : l’absence de coordination des acteurs locaux (rectorat, patronat, chambres consulaires) permettant de garantir à chaque jeune une offre d’apprentissage ainsi qu’une politique de transport et de logement peu adaptée pour des apprentis à la vie éclatée entre trois endroits (domicile, CFA et entreprise).