Données personnelles: l’usage du bouton « J’aime » de Facebook sur d’autres sites web sera désormais encadré

Les sites tiers qui incluent le pouce bleu de Facebook devront demander le consentement des clients pour le partage des données avec le réseau social. La justice européenne vient de prendre une décision en ce sens.

Le bouton "J'aime" de Facebook est parfois incrusté sur des sites de commerce en ligne. Crédit: Jeff CHIU/AP/SIPA

Des internautes mieux informés: lorsque le bouton « J’aime » de Facebook se retrouve intégré sur le site Internet d’un tiers, comme un site de commerce en ligne, ce dernier doit indiquer qu’il partage les données personnelles des visiteurs avec le réseau social et demander un consentement à ce partage. C’est ce que la Cour de justice de l’UE (CJUE) a affirmé dans un arrêt rendu lundi. D’après ce texte, ces sites web sont conjointement responsables avec le géant américain de la collecte et de la transmission de données personnelles de leurs clients.

La Cour avait été saisie par la justice allemande en 2016. L’Association de consommateurs de Rhénanie du Nord Westphalie (ouest de l’Allemagne) reprochait au site de vente en ligne de vêtements Fashion ID, propriété du groupe Peek & Cloppenburg, d’avoir transmis à Facebook des données personnelles de ses clients sans leur consentement. Saisi du litige, le tribunal de Dusseldorf (ouest de l’Allemagne) avait demandé son avis à la CJUE, basée à Luxembourg.

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Clarification des droits

La Cour a précisé dans son arrêt que le site n’était en revanche pas responsable du traitement ultérieur de ces données par Facebook. Bitkom, fédération allemande représentant des entreprises du net, a critiqué cet arrêt, estimant qu’il accablait les sites web d’une énorme responsabilité et allait augmenter la bureaucratie.

En revanche, l’Association européenne de défense des consommateurs (BEUC) a salué le jugement de la Cour, considérant qu’il « clarifiait les droits des personnes en matière de données ». « Les entreprises qui intègrent ce bouton ‘J’aime’ sur leur site web ne peuvent plus se cacher derrière Facebook. Elles aussi sont responsables des données », se félicite le BEUC.

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