Etudiants infirmiers et kinés dénoncent des frais de formation « illégitimes »

Certains établissements publics s’autorisent à facturer des frais complémentaires illégaux selon les fédérations d’étudiants en kiné et en soins infirmiers.

Des "frais illégitimes" sont imposés par certains instituts de formation publics. Crédit: iStock.

Les fédérations d’étudiants en soins infirmiers (Fnesi) et en kinésithérapie (Fnek) ont dénoncé tour à tour cette semaine les « frais illégitimes » imposés selon elles par certains instituts de formation publics, pointant une inégalité de traitement avec les étudiants des universités.

« A chaque rentrée », tous les étudiants de l’enseignement supérieur doivent s’acquitter des droits annuels d’inscription de 170 euros et de la CVEC (contribution de vie étudiante et de campus), de 91 euros, ont rappelé la Fnesi et la Fnek dans deux communiqués distincts.

Mais certains établissements publics « s’autorisent à imposer des frais complémentaires, pourtant illégaux » car non facultatifs, s’insurge la Fnesi.

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Selon elle, 124 instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) publics, soit près de la moitié des 272 existants, facturent ainsi des frais supplémentaires « allant jusqu’à 335 euros » par an par étudiant, « parfois réclamés sans justification » ou « légitimés par des motifs divers non recevables ».

« Frais de documentation », formation aux gestes de soins d’urgence, « tenues professionnelles »… « les prétextes sont nombreux pour exiger de l’argent » aux futurs infirmiers, s’indigne la Fnesi au nom des « plus de 36.000 étudiants » concernés.

1.870 euros de plus pour les élèves kinés

De la même façon, côté kinés, sur une vingtaine d’instituts de formation (IFMK) publics, 15 imposent des dépenses supplémentaires à leurs recrues, selon la Fnek.

« Plus de 3.000 étudiants » déboursent ainsi « une somme en moyenne 12 fois plus importante qu’un étudiant en licence pour s’inscrire dans l’enseignement supérieur, soit 1.870 euros de plus », calcule-t-elle.

En cause, « le désengagement des services publics », notamment des régions chargées du financement des formations sanitaires et sociales, estiment la Fnesi et la Fnek qui en appellent à la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal.

L’année 2019 a signé la fin d’une « injustice sociale » avec la suppression du concours d’entrée en Ifsi, payant, les aspirants infirmiers devant désormais passer par la plateforme nationale Parcoursup. Mais le « manque à gagner » pour les établissements ne peut servir de « prétexte » à « une facturation abusive », insiste la Fnesi.

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