Des melons fades et des tomates sans goût: les consommateurs sont déçus par la qualité de ces deux produits

L’association de consommateurs CLCV a fait déguster à des centaines de consommateurs des tomates et des melons. Difficile de trouver des fruits de qualité.

Le prix n'est pas forcément un indicateur pour trouver la qualité. Crédit: Michel GIL/SIPA

L’été bat son plein et les étals des marchés et des supermarchés regorgent de tomates, de melons, de pêches, d’abricots et des autres fruits et légumes de saison. L’association de consommateurs CLCV (Consommation, logement, cadre de vie) s’est penchée sur ces deux premiers spécimens : les tomates grappes et le melon charentais. Est-ce que les consommateurs en sont satisfaits ? Selon eux, est-ce que le prix est correct par rapport à la qualité du produit ?

Près de 900 personnes, réparties dans 25 départements différents, se sont livrées à des dégustations à l’aveugle, sous l’égide de la CLCV. Les melons et les tomates provenaient de trois lieux d’achats différents : magasins hard discount, les supermarchés ou les hypermarchés et les magasins spécialisés dans la vente de fruits et légumes.

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Le prix n’est pas forcément un repère

Le résultat est sévère : seuls 33% des consommateurs sont satisfaits par la qualité globale des tomates et 25% par le goût. Le melon, lui, s’en tire mieux : 52% des consommateurs apprécient la qualité du produit et 44%, son goût.

Et aucun des trois lieux d’achat ne se détache : les testeurs ne sont pas plus convaincus par les tomates du supermarché que par celles du primeur, même si les fruits de ce dernier se démarquent un peu plus du lot, avec 34% de satisfaction. Côté melon, les produits issus des magasins hard discount emportent un peu plus l’adhésion des consommateurs avec 57% de satisfaits de la qualité globale.

Globalement, la CLCV remarque que les tomates les plus chères sont généralement les plus appréciées. Elles sont 10% plus chères que les tomates les moins appréciées. Pour le melon, le résultat est plus ambigu : « les notations « je n’aime pas du tout » et « j’adore » correspondent tous les deux au prix moyen le plus élevé », note l’association. Les consommateurs ne peuvent pas se fier au prix pour trouver la qualité.

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