Résidus d’insectes, huile de palme… Ces glaces qui contiennent des ingrédients controversés

Les industriels ne sont pas forcément loquaces quand il s’agit d’indiquer et de préciser sur les étiquettes toutes les substances que contient le produit. Les glaces en sont un exemple.

L'ONG Foodwatch alerte les consommateurs sur les étiquettes trompeuses des industriels. Crédit: Natalia Fedosenko/TASS/Sipa USA/SIPA

Des couleurs alléchantes, des saveurs qui font envie : incontestablement, les glaces sont les reines de l’été et il est difficile de passer à côté quand les températures s’élèvent. Cependant, l’ONG Foodwatch distribue des cartons rouges à plusieurs marques qui intègrent dans leurs crèmes glacées et autres sorbets des ingrédients un peu particuliers.

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Shellac et cochenille

Ainsi, Nestlé n’hésite pas à annoncer dans ses spots de pub « Savourez l’inattendu », en parlant de ses cornets « L’original café ». Effectivement, ceux-ci contiennent des sécrétions issues d’insectes, le shellac. Les fabricants l’utilisent pour donner un aspect brillant aux produits. Cette substance agit aussi comme un conservateur : elle forme une couche qui protège les aliments du dessèchement ce qui permet de garder les arômes plus longtemps. Le shellac n’est pas dangereux pour la santé, précise l’ONG, mais elle pense qu’il aurait été élégant de préciser l’origine du shellac sur l’étiquette, au mois pour prévenir les végétariens. De plus, ces glaces contiennent de l’huile de palme, bien connue pour son impact environnemental et sur la santé.

Nestlé met aussi des insectes dans ses « Pirulo happy », des bâtonnets glacés colorés. En effet, le fabricant inclut dans sa recette de la cochenille, en l’utilisant comme colorant (E120). « Les insectes sont ramassés, séchés puis broyés afin d’en extraire le colorant qui donne la belle couleur rouge à ces glaces », explique l’ONG. Un colorant controversé pour son potentiel allergène. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) recommande de l’éviter.

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Scruter les étiquettes

Camille Dorioz, responsable des campagnes de Foodwatch, déclare dans Le Parisien, « le problème est que les marques utilisent des techniques marketing pour détourner l’attention du client et l’induire en erreur sur ce qu’il va consommer. Quand vous regardez le paquet de Pirulo, estampillé du logo Quality for kids et du dessin de deux enfants qui rigolent, vous avez du mal à vous imaginer qu’il y a dedans un additif animal, qui plus est controversé, car il a un fort potentiel allergène. Or, il existe des alternatives pour obtenir un colorant rouge, par exemple la betterave ».

Autre produit, autre problème : vous pensiez échapper au lait (car vous êtes intolérant au lactose) en achetant un sorbet (de l’eau, du sucre et des fruits) ? C’est raté avec le sorbet Carte d’or citron. En effet, Foodwatch a trouvé dans sa composition, en décortiquant l’étiquette, qu’il contient 1% de lait. Elle indique : « Les personnes intolérantes au lactose ou ayant un régime végétalien ne doivent donc pas s’arrêter à l’appellation ‘sorbet’. Scrutez bien la liste des ingrédients pour vérifier la présence de lait. »

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