Pour envoyer ses paquets et faire des économies, il existe le covoiturage de colis

Ne plus passer par les professionnels pour payer moins cher son envoi de colis : c’est, en somme, la promesse des plateformes spécialisées dans cette activité. La loi sur les mobilités viendra clarifier la situation pour éviter la concurrence déloyale.

La loi sur les mobilités réglementera ce segment d'activité pour éviter les abus. Crédit: Nicolas MESSYASZ/SIPA

Rentabiliser son trajet en voiture en transportant le colis d’un particulier : à la manière du covoiturage de personnes « classique », des plateformes sont apparues et se sont spécialisées dans ce genre d’activité. Les particuliers renseignent le trajet qu’ils vont effectuer. La personne qui souhaite envoyer trouve un trajet en concordance avec l’offre. Comme sur la plateforme Jwebi.fr, qui annonce avoir la confiance de 40 000 utilisateurs pour envoyer des colis en France et à l’international. Elle annonce aussi que ce moyen permet d’envoyer des colis pour moins cher et plus vite.

La plateforme cocolis.fr met en avant des tarifs « jusqu’à 80% moins cher [que les transporteurs classiques, NDLR], assurance incluse » pour envoyer ses « colis, objets et meubles en toute sérénité ». Sur ce site, les expéditeurs postent des annonces des objets qu’ils veulent faire transporter avec un prix, la provenance et la destination. A charge de l’automobiliste de choisir ce qu’il veut transporter. Sur bring4you.com, les transporteurs et les expéditeurs peuvent déposer des annonces.

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Réglementation à venir

Alors que les transporteurs professionnels doivent disposer d’agréments spécifiques et respecter une réglementation stricte, ces transporteurs particuliers ne sont pas soumis à ces textes. Cependant, la loi d’orientation des mobilités (Lom) viendra mettre son nez dans ce business de particulier à particulier.

Si elle reconnaît la possibilité pour un particulier de transporter le colis d’un autre particulier contre une rémunération qui couvre partiellement les frais de transport, il ne sera pas possible pour le conducteur de sélectionner un trajet en fonction de la demande de livraison, ni de desservir plusieurs adresses, rapporte le journal Les Echos. Les revenus issus de ces activités pour les particuliers seront plafonnés par le ministère des Transports pour limiter la concurrence déloyale et le travail illégal. « Le dépassement de ce plafond entraîne la qualification d’activité professionnelle de transport public routier de marchandises », indique la Lom

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