La mise en place des paiements en ligne ultra-sécurisés repoussée à 2022

Le SMS d’authentification pour payer ses achats sur Amazon, par exemple, n’a pas encore dit son dernier mot. Alors qu’il aurait dû disparaître tout prochainement pour des moyens plus sécurisés d’authentification, trois ans de délai supplémentaire ont été accordés.

Les autorités européennes cherchent à renforcer la sécurité des paiements sur Internet. Crédit: Istock

Renforcer la sécurité des paiements en ligne, en demandant un deuxième niveau d’authentification pour l’utilisateur et la fin des codes par SMS. C’est ce qui devait se produire le 14 septembre, avec l’application d’une directive européenne sur les paiements. Une date limite qui vient d’être repoussée à 2022, pour donner plus de temps aux banques et aux commerçants pour se conformer.

Avec cette directive, relate le journal Les Echos, les autorités européennes tentent de faire encore diminuer le taux de fraude lors des paiements en ligne. Actuellement, l’utilisation d’un code par SMS (le 3D Secure) est reconnue comme une méthode d’authentification forte et permet déjà de limiter la fraude : 0,07% des paiements authentifiés via 3D Secure sont frauduleux contre 0,21% sans authentification.

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S’authentifier via l’application de sa banque

Cependant, il convient d’aller encore plus loin et de proposer des moyens d’authentification encore plus forts. Ainsi, les banques ont opté pour une solution via leurs applications mobiles : il faut entrer un code dans l’application ou s’authentifier avec son empreinte digitale pour autoriser le paiement. Cela permet d’avoir une authentification par deux canaux séparés, ce qui est plus sûr.

La France a donc accordé un délai supplémentaire de trois ans aux banques et aux commerçants en ligne. Du côté de l’Allemagne, la durée supplémentaire n’a pas été précisée pour l’instant. Au Royaume uni, l’autorité régulatrice a repoussé à 2020 et 2021 l’application des différents volets de cette directive européenne.

Ce report de la date d’application était demandé par les banques et les commerçants en ligne qui redoutaient, à partir du 14 septembre, qu’une grande partie des transactions échouent, tous les systèmes n’étant pas prêts. Des pertes de chiffre d’affaires se seraient alors fait ressentir.

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