Transformer son véhicule thermique en voiture électrique contre quelques milliers d’euros: connaissez-vous le rétrofitage?

Plusieurs sociétés proposent de transformer votre vieux véhicule thermique en une voiture propre et électrique. Les obstacles réglementaires liés à ce genre d’opération devraient être bientôt du passé.

Votre vieille voiture peut connaître une nouvelle jeunesse. Crédit: Istock

Elle vous a accompagné pendant de nombreuses années et vous hésitez à vous en séparer. Mais voilà, les restrictions de circulation liées aux émissions des véhicules thermiques progressent dans les villes, comme dans le Grand Paris où les véhicules classés Crit’Air 5 et non classés sont désormais interdits de circulation. Et bientôt, votre vieille voiture sera bientôt concernée. Pourquoi ne pas la convertir à l’électrique ? Plusieurs entreprises changent justement le moteur du véhicule, conservant le reste (carrosserie, habitacle…). La voiture passe ainsi d’une motorisation thermique à une motorisation électrique. C’est le rétrofitage.

Une transformation à 8 000 euros

Le journal Le Parisien évoque ainsi le cas de la société Transition One, basée du côté d’Orléans qui espère passer de l’expérimental à une production de série d’ici les prochains moins. Le vieux moteur est déposé et un nouveau vient prendre sa place. Un boîtier électronique permet de faire le lien entre le moteur électrique et la pédale d’accélération.

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Les pièces du nouveau moteur sont adaptées spécifiquement, au cas par cas, au modèle de voiture qui subit la transformation. La boîte de vitesses est conservée, ce qui est une différence notable avec les modèles électriques « natifs ». Le poids du véhicule reste inchangé et le moteur délivre une puissance comprise entre 48 et 68 chevaux pour une vitesse de pointe de 100 km/h et une autonomie de 100 km. Pour cette transformation en profondeur, comptez 8 000 euros pour un petit modèle, mais une prime écologique (quand ces véhicules seront éligibles) peut faire descendre le coût de l’opération à 5 000 euros.

Se faire homologuer

Reste une question à résoudre : le cadre légal. Pour l’instant, ce genre de pratique est interdite en France… sauf si le véhicule est de nouveau homologué, ce qui est un parcours du combattant. Comme l’expliquait à BFMTV Roland Schaumann, de la société de rétrofitage Ian Motion, « le gros problème en France, c’est qu’on demande l’avis technique du constructeur d’origine, qui n’est pas tenu de répondre, peut refuser sans avoir à se justifier ou, dernier cas, s’il dit oui il a un droit de regard sur toutes les technologies utilisées et peut donc les récupérer ».

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Les choses devraient évoluer d’ici la fin de l’année. Plusieurs entreprises du secteur ont formé l’association des Acteurs de l’industrie du rétrofit électrique (AIRe). Arnaud Pigounides, président de l’AIRe indiquait aux Echos début août : « Nous avons travaillé avec la DGEC (Direction générale de l’énergie et du climat) sur un arrêté, qui est aujourd’hui quasiment prêt : nous espérons qu’il sera signé avant la fin de l’année ». Le nouveau texte facilitera les démarches d’homologation.

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