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Manger cinq fruits et légumes par jour coûte de plus en plus cher aux familles

Une étude de Familles Rurales indique qu'un panier de légumes coûte en moyenne entre 117 et 222 euros par mois à une famille de quatre personnes.

Prix
Crédit: iStock.

Les prix des fruits baissent, mais ceux des légumes augmentent. Se nourrir sainement devient de plus en plus cher pour les familles. Pour suivre l’injonction à manger cinq fruits et légumes frais par jour, en 2019, une famille de deux adultes et deux enfants doit dépenser entre 117 et 222 euros par mois, soit l’équivalent de 10 à 18% du SMIC. C’est le résultat du rapport de l’observatoire des prix des fruits et légumes de l’association Familles Rurales.

Les prix des pommes de terre et des tomates s’envolent

Le prix de la pomme de terre a augmenté de 40% en un an, celui de la tomate de 30%. Mais les pommes, melons, abricot, fraises et autres pêches, ont en moyenne baissé de 4 points entre 2018 et 2019. L’étude a été réalisée sur deux périodes, en juin et en juillet. Familles Rurales a analysé les prix des fruits et légumes en supermarchés, dans les magasins hard discount, sur les marchés et dans les magasins bio. Résultat global : le prix moyen d’un panier de légumes a augmenté de 1,80 euro en un an.

Le hard discount reste le lieu le moins cher pour acheter ses produits frais. Les prix sont plus chers sur les marchés, de 20%, mais aussi dans les super et hypermarchés, de 18%. « Le prix moyen d’un panier conventionnel est de 42.34 € en hard discount, 51.33 € en hyper/supermarché, 52.45 € sur le marché », indique le rapport.

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Le bio toujours bien plus cher

Quant aux fruits et légumes bio, ils restent bien plus chers que les produits issus de l’agriculture conventionnelle. Le prix d’un panier bio est deux fois plus élevé qu’un panier conventionnel. L’association distribue un « carton rouge » au bio des supermarchés et hard discount pour leur utilisation de plastique. « 78% des produits bio vendus en hard discounts et 57% de ceux vendus en hyper/supermarchés faisaient l’objet d’un ‘suremballage’ », précise Familles Rurales. De plus, l’association note que ces légumes emballés sont souvent vendus à l’unité et pas au kilo, ce qui donne l’illusion d’un prix moins élevé.