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Travail : les salariés s’absentent de plus en plus

Le taux global d'absentéisme chez les salariés français continue de croître, et les moins de 40 ans sont de plus en plus touchés.

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Crédit: iStock.

Un salarié français s’est absenté du travail en moyenne 18,6 jours par an en 2018, contre 17,2 jours en 2017. L’absentéisme ne cesse d’augmenter, selon le 11e baromètre de l’absentéisme du groupe de conseil Ayming, détaillé dans Le Figaro. En 2018, le taux d’absentéisme global dû à des arrêts maladie, des accidents du travail et des maladies professionnelles atteint 5,10%. En 2017, il était de 4,72% et en 2016 de 4,59%.

+10% pour les arrêts de longue durée

Les arrêts de longue durée, de plus de 90 jours, font un bond de 10%. Ayming explique ce phénomène par le vieillissement de la population active. Mais ce n’est pas la seule raison, puisque l’absentéisme augmente fortement chez les plus jeunes. En effet, chez les moins de 40 ans, la part des arrêts longue durée s’élargit avec une hausse de 23%. Une dégradation bien plus importante que chez les plus de 41 ans, où l’augmentation n’est que de 9%.

Pour expliquer cet absentéisme, la première raison est l’état de santé. « En cause, les restrictions de santé et les inaptitudes médicales, plus importantes aujourd’hui chez ces collaborateurs les plus jeunes qu’elles ne l’étaient chez leurs aînés au même âge », précise le journal. L’étude de Ayming met également en avant la prise en compte des conditions de travail et de l’épuisement.

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« Un rapport au travail moins sacrificiel »

« Ces collaborateurs plus jeunes sont dans un rapport au travail moins sacrificiel que leurs aînés. Ils s’investissent autant qu’eux, mais ils ne sont pas prêts à avoir un impact sur leur santé liée au travail », détaille le directeur des ressources humaines de Ayming Christophe Godefroy auprès du Figaro.

Les entreprises « ont du mal à réagir », selon Ayming, cité par Le Parisien. Les salariés qui reviennent après un arrêt ne seraient pas pris en charge. 44% d’entre eux assurent qu’aucune action n’est mise en place. Ainsi, seuls 31% des salariés se disent mobilisés pour leur entreprise après trois mois d’absence.