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Bière, rosé pamplemousse : des députés proposent de taxer certains alcools

Des élus de la majorité souhaitent imposer une taxe sur les bières très alcoolisées et les mélanges d'alcool. Une mesure qui pourrait faire augmenter les prix en magasin.

Selon un sondage publié par la Ligue nationale contre le cancer, une petite majorité de Français est favorable à une hausse du prix de l’alcool pour les besoins de la santé publique.

Cette année, la loi alimentation a déjà fait augmenter le prix de l’alcool de 3,2% en moyenne, selon le cabinet Nielsen. Et pour inciter à le consommer avec modération, les tarifs pourraient continuer d’augmenter, du moins, pour certains types de bouteilles particulièrement prisées des jeunes. En effet, des députés LREM ont déposé des amendements pour taxer la bière et les mélanges de boissons alcoolisées, dans le cadre des débats du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, rapporte Capital.

Dans le viseur des députés : la bière « suralcoolisée »

Sept députés de la majorité veulent ainsi taxer un certain type de bière particulièrement alcoolisée, dont le degré dépasse les 7%. Il s’agit pour eux d’un « danger en matière de santé publique », qui vise particulièrement les « jeunes et les personnes vivant à la rue ». Les élus proposent ainsi une taxe de 11 euros par degré alcoométrique, imposée aux distributeurs et fabricants. Cela pourrait ainsi se répercuter sur les prix.

Autre boisson dans le viseur d’une députée LREM : les prémix. Il s’agit de mélanges entre boissons alcoolisées et non alcoolisées, à forte teneur en sucre, comme le gin-tonic, le vodka-pomme ou le rhum-cola. Ces derniers sont déjà taxés à 11 euros par décilitre d’alcool pur. Cependant ce n’est pas le cas pour une autre boisson mélangée très populaire, le rosé pamplemousse.

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Une taxe de 11 euros par décilitre d’alcool

Audrey Dufeu-Schubert a ainsi déposé deux amendements pour que ce mix de vin et de jus de fruits soit taxé au même niveau que les autres. Si sa demande est retoquée, elle prévoit d’en déposer une nouvelle avec une taxe à hauteur de 3 euros par décilitre. « Cela fait partie des conduites à risques contre lesquelles il faut agir », défend ainsi la députée. Même s’ils sont rejetés, ces amendements seront de nouveau déposés lors de la séance publique à l’Asemblée nationale.