La ministre du Travail justifie le durcissement des conditions d’accès à l’indemnisation chômage

A propos du durcissement des règles de l’assurance chômage, Muriel Pénicaud pense que « quand le marché est dynamique, il faut retourner à l’emploi ».

La réforme de l'assurance chômage a durci les conditions d'ouverture des droits. Crédit : iStock.

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a justifié mardi sur France Inter le durcissement des conditions d’indemnisation par l’assurance chômage, qui entre en vigueur le 1er novembre, expliquant que « quand le marché est dynamique, il faut retourner à l’emploi ».

La réforme de l’assurance chômage, prise cet été par décret par l’exécutif après l’échec des négociations entre partenaires sociaux, introduit à partir du 1er novembre des droits d’indemnisation pour certains démissionnaires et indépendants. Mais elle durcit aussi les conditions d’ouverture des droits: il faudra au 1er novembre avoir travaillé six mois lors des 24 derniers mois (contre quatre mois sur 28 aujourd’hui).

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Cette mesure a été très critiquée, notamment par Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, qui y a vu « un système d’accroissement de la pauvreté ». Répondant à cette critique, la ministre a souligné qu' »on est dans un marché du travail très dynamique ».

« Ce matin, (…) il y a 700.000 offres d’emplois, là, disponibles tout de suite » à Pôle emploi, a-t-elle fait valoir, expliquant que la règle des quatre mois sur 28, « c’était la règle avant la crise il y a 10 ans ». « Même avec six mois, on est un des pays les plus généreux d’Europe », a-t-elle insisté, estimant que « c’est du bon sens qu’il faille travailler un jour sur quatre pour avoir droit à l’assurance chômage ».

Taux de chômage à 7% à a fin du quinquénnat: un « horizon possible »

« Je ne vois pas en quoi le fait de travailler six mois au lieu de 4 mois en deux ans conduirait à la pauvreté », a-t-elle dit. « Je trouve logique que quand il y a de l’emploi, il soit pris et que l’assurance chômage serve de filet de sécurité entre deux emplois ».

« C’est pas un but à vie, pour personne, d’être à l’assurance chômage, c’est pas un métier, l’assurance chômage », a insisté la ministre, concluant que « quand le marché est dynamique, eh bien il faut aussi retourner à l’emploi ».

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Interrogée sur l’objectif du gouvernement de ramener le taux de chômage à 7% à la fin du quinquennat, elle a jugé que c’était « un horizon possible », « si les conditions macroéconomiques mondiales, européennes, n’amènent pas la récession en Europe et en France » ajoutant que « pour l’instant ce n’est pas le cas, on a une croissance qui est robuste ». Le taux de « 7% reste une ambition qu’on va essayer d’atteindre ».

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