Les prix du gaz repartent à la hausse et pas qu’un peu

Après des mois de baisse, le prix du gaz aux tarifs réglementés d’Engie va subir dès le 1er novembre une hausse d’une ampleur pas vue depuis longtemps.

Les tarifs réglementés du gaz appliqués à plus de 4 millions de foyers par Engie, vont subir une hausse importante dès le 1er novembre

Après presqu’un an de baisse ininterrompue, les tarifs réglementés du gaz appliqués à plus de 4 millions de foyers par Engie, vont subir une hausse importante dès le 1er novembre.  Les particuliers abonnés à ces tarifs régulés vont voir la partie consommation de leur facture de novembre bondir de 3% en moyenne (hors taxes). « Cette augmentation est de 0,8% pour les clients qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 1,8% pour ceux qui ont un double usage, cuisson et eau chaude, et de 3,2% pour les foyers qui se chauffent au gaz », précise la Commission de régulation de l’énergie (CRE) dans un communiqué.

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Cet inversement de la courbe des tarifs réglementés intervient donc au plus mauvais moment pour les consommateurs: celui de la période de chauffe. Le prix au kilowattheure consommé qui leur sera facturé sera donc plus élevé. Tout comme la taxe appliquée au volume de gaz utilisé (la TICGN) qui augmentera elle aussi en proportion. Les clients d’Engie aux tarifs réglementés pourront toujours se consoler en constatant la baisse cumulée du prix du gaz depuis le 1er janvier dernier : -11,5%.

La hausse du prix du gaz aurait pu être pire

A qui la faute ? A « l’évolution des coûts d’approvisionnement d’Engie », nous dit la CRE, qui va alourdir le prix facturé au kilowattheure de 0,30 €. Autrement dit, le fournisseur historique a dû acheter plus cher le gaz qu’il revend. Une situation normale à l’approche des premiers frimas : le cours du gaz prend la pente ascendante en raison d’une demande plus forte.

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En réalité, la hausse du prix du gaz aurait dû dépasser les +3% annoncés. Heureusement, les particuliers bénéficient d’un filet de sécurité mis en place par le gouvernement en réponse au mouvement des gilets jaunes. Un mécanisme de lissage a en effet été mis en place pour éviter les hausses brutales du gaz jusqu’à la fin février 2020. Concrètement, pour le mois de novembre, la hausse des coûts d’approvisionnement est donc compensée par une baisse de 1,4 € par mégawattheure grâce à l’effet de lissage.

Qui est concerné par cette hausse du gaz ?

Les consommateurs abonnés aux tarifs réglementés du gaz d’Engie ne seront pas les seuls soumis à cette hausse tarifaire. Les particuliers ayant choisi une offre dite « à tarifs indexés » chez le fournisseur historique ou l’un de ses concurrents seront aussi frappés. En effet, une offre indexée sur les tarifs réglementés veut dire que les variations de ces derniers, à la hausse comme à la baisse, leur sont appliqués.  

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En revanche, les foyers ayant opté pour une offre à « tarif fixe » sur 1, 2 ou 3 ans, seront, eux, épargnés, puisque le prix du gaz qui leur est facturé restera identique durant la période choisie. Ce n’est pas pour autant qu’ils n’ont pas intérêt à changer de contrat pour en trouver un meilleur marché. Notamment si leur contrat a été souscrit durant la dernière poussée des prix, entre mai et novembre 2018.

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