SNCF: le droit de retrait va coûter cher aux cheminots

Le mouvement social du vendredi 18 octobre va coûter cher aux cheminots. La direction estime qu’il s’agit d’une « absence irrégulière » et non pas d’un droit de retrait et retiendra 120 euros par jour de participation au mouvement.

Une retenue sur salaire, pour absence irrégulière, d'un montant de 120 euros sera effectuée par jour de participation au mouvement. Crédit: iStock.

Pour Guillaume Pepy, le président-directeur général, le mouvement social qui a perturbé le départ en vacances de dizaines de milliers de Français était un « pseudo » recours au droit de retrait, rapporte BFM TV. Le PDG a décidé de sanctionner tous ceux qui ont exercé leur droit de retrait par une retenue sur salaire pour absence irrégulière d’un montant de 120 euros par jour de participation au mouvement.

120 euros par jour contre 70 pour une grève

Un motif bien plus pénalisant financièrement que s’ils s’étaient mis en grève. « En moyenne, la pénalité financière pour une grève s’élève à 70 euros par jour. Mais pour une absence irrégulière, c’est 120 euros par jour », souligne Guillaume Pepy.

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Les cheminots désireux de contester la sanction devront se retourner vers le conseil des prud’hommes. Mais, s’appuyant sur la jurisprudence, la direction de la SNCF se dit sûre de la légalité de son choix.

Dans 75% des TER, le conducteur est le seul employé

Une collision entre un TER et un convoi exceptionnel, survenue le mercredi 16 octobre dans les Ardennes, avait provoqué l’arrêt de travail des cheminots. L’accident avait fait 11 blessés, dont le conducteur du train. Comme dans les trois quarts des TER en France, la rame était exploitée en EAS (équipement agent seul), ce qui signifie que le conducteur était le seul employé de la compagnie à bord et, de ce fait le seul à pouvoir porter secours aux passagers et à sécuriser le train.

Selon un sondage Elabe réalisé pour BFM TV, 78% des personnes interrogées affirment qu’« il faut assurer la présence d’au moins un contrôleur dans chaque TER, même s’il est équipé d’un dispositif AES. En revanche, les Français sont partagés sur l’arrêt de travail d’agents SNCF qui a suivi cet accident: 52% affirment qu’ils ont eu raison de le faire, et 47% qu’ils ont tort.

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