Gaz: il n’est plus possible de souscrire au tarif réglementé d’Engie

Depuis mercredi 20 novembre, il n’est plus possible de souscrire aux contrats avec un tarif réglementé pour du gaz. Une nouvelle étape dans la libéralisation du marché des énergies, qui a débuté le 1er juillet 2007 pour les particuliers.

Les tarifs réglementés vont disparaître. Crédit: Istock

C’est la fin d’une époque dans le monde de l’énergie. Le tarif réglementé du gaz, proposé uniquement par Engie (anciennement le monopole Gaz de France) et quelques entreprises locales comme Gaz de Bordeaux, n’est plus disponible à la souscription depuis mercredi 20 novembre, comme la loi du 9 novembre 2019 sur l’énergie et le climat le prévoyait. Les nouveaux clients du gaz ne pourront souscrire qu’à une offre de marché.

Quant aux clients qui ont un contrat en cours soumis au tarif réglementé, pas de panique. Sa fin n’est pas pour tout de suite, mais le calendrier est déjà fixé. D’ici le 30 juin 2023, explique BFMTV, les particuliers, les copropriétés ou encore les propriétaires uniques d’un immeuble d’habitation devront faire évoluer leur contrat vers une offre de marché, avec des tarifs fixés librement par les fournisseurs d’énergie. Le tarif réglementé s’éteindra officiellement le 1er juillet 2023.

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Quatre millions de foyers

D’ici là, les particuliers recevront cinq courriers d’information pour leur expliquer la situation et comment procéder. Quatre millions de clients sont encore au tarif réglementé, dont beaucoup de personnes âgées, ce qui concerne près de 40% des sites résidentiels alimentés par le gaz. Si aucun changement n’a été acté au 30 juin 2023, le particulier basculera automatiquement sur une offre de marché de l’opérateur historique, c’est-à-dire Engie, dès le 1er juillet suivant.

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Comme l’indique le médiateur de l’énergie, Jean Gaubert, dans un entretien accordé à Mieux vivre votre argent, « pour les fournisseurs, il y a 4 millions de consommateurs particuliers à se partager. Il va y avoir du monde sur les routes, et parfois, malheureusement, certains fournisseurs ne vont pas s’embarrasser de principes dans leurs pratiques de démarchage. Ce qui pourra conduire les consommateurs à ne pas bouger alors qu’il va bien falloir qu’ils changent, pas forcément de fournisseur, mais de contrat ».

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