Santé: les médecins généralistes sont nombreux à ne plus prendre de nouveaux patients

Pour la plupart d’entre eux, le fait d’avoir déjà beaucoup de patients provoque le refus. Pour d’autres, c’est le départ prochain en retraite.

Des disparités existent entre les différents départements. Crédit: Istock

Les médecins généralistes sont surchargés ! La preuve, la plupart d’entre eux refusent de prendre en charge de nouveaux patients. L’association de consommateurs UFC-Que choisir a mené une enquête avec ses bénévoles pour contacter de manière anonyme 2 770 médecins généralistes, répartis sur tout le territoire.

Presque un médecin sur deux

Il ressort de cette enquête que 44% des médecins contactés ont refusé de prendre de nouveaux patients et 9% ont indiqué qu’ils souhaitent d’abord voir le patient une première fois avant de se décider. Ces refus sont motivés à 71% par le fait qu’ils ont déjà trop de patients. Pour 14% des médecins généralistes, c’est le prochain départ en retraite qui est mis en avant.

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L’étude permet notamment de mettre en relief que les taux de refus sont plus bas dans les endroits les moins peuplés que dans les endroits les plus peuplés. Ainsi, ce taux est de 33% dans les communes de moins de 3 000 habitants alors qu’il est de 52% dans les villes de 10 000 à 100 000 habitants. Ces résultats se corrèlent avec la densité de médecin : quand celle-ci est faible, le taux de refus est plus important que dans les territoires où la densité de généralistes est plus élevée.

Déserts médicaux

L’UFC-Que choisir y voit ainsi un effet des déserts médicaux, où les médecins qui se savent en nombre insuffisant semblent avoir des réticences à laisser les patients sans solution. A l’inverse, dans les villes moyennes où il y a plus de médecins, mais toujours en nombre insuffisant pour couvrir les besoins de la population, les généralistes semblent avoir moins de scrupules à ne pas prendre de nouveaux patients.

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Enfin, l’enquête démontre aussi des disparités selon les départements. Quand le taux de refus reste inférieur à 20% dans les départements du Bas-Rhin, de la Meurthe-et-Moselle et dans les Pyrénées-Atlantiques, il monte jusqu’à 78% en Charente et 86% en Seine-et-Marne.

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