Se connecter S’abonner

Grève du 5 décembre: pour la ministre du Travail, « il ne faut pas demander aux gens de faire des acrobaties pour faire des heures de transport »

En vue des perturbations du 5 décembre qui risquent d'être importantes, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, demande aux employeurs d'être compréhensifs envers leurs salariés en leur évitant d'avoir à se démener pour tenter d'arriver sur leur lieu de travail.

Crédit: iStock.

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a appelé dimanche les employeurs à se montrer « compréhensifs » le 5 décembre, face aux salariés qui auraient des difficultés à se rendre sur leur lieu de travail à cause de la grève des transports.

« Je dis aux chefs d’entreprise d’être compréhensifs avec leurs salariés. Aujourd’hui il y a des formes de travail à distance. Il ne faut pas, ce jour-là, demander aux gens de faire l’impossible », a souligné la ministre dans le « Grand rendez-vous » Europe 1/CNews/Les Echos.

A LIRE >>> Retraites: pour Gérald Darmanin, la « clause du grand-père » n’est « pas possible »

« Il ne faut pas demander aux gens de faire des acrobaties pour faire des heures de transport », a-t-elle ajouté. « Depuis les ordonnances travail, le télétravail est un droit », et « il suffit d’un simple échange d’e-mails entre le salarié et l’employeur » pour le mettre en place, a souligné Mme Pénicaud, pour qui « il y a beaucoup de métiers qui s’y prêtent ».

Règles sur le service minimum: « qu’on les applique »

Interrogée sur l’idée, avancée dans le Journal du Dimanche par le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau, d’une proposition de loi pour créer un « service minimum garanti » dans les transports, la ministre a souligné qu’on ne pouvait pas « inventer des règles pour le 5 décembre ». « Il y a des règles sur le service minimum. Qu’on les applique, pas plus, pas moins », a commenté Mme Pénicaud.

A LIRE >>> Retraites: pour le Premier ministre, « il faut dire aux Français clairement, tranquillement, que nous allons travailler plus longtemps »

En vertu d’une loi instaurée en 2007 sous la présidence de Nicolas Sarkozy, le personnel gréviste doit informer sa direction 48 heures à l’avance. « C’est un progrès, mais cela n’a rien d’un service minimum garanti », a jugé à ce propos M. Retailleau.