Fêtes de fin d’année: ces produits alléchants qui ne sont pas toujours ce que l’on croit

L’ONG Foodwatch poursuit son travail qui vise à dénicher les « arnaques sur les étiquettes », c’est-à-dire ces produits qui cachent des secrets. Elle vient de se pencher sur ceux qui seront sur les tables en cette fin d’année.

Fooddwatch épingle les produits dont les étiquettes ne reflètent pas le contenu. Crédit: Istock

La période des fêtes de fin d’année est propice à la tromperie du consommateur, selon Foodwatch France. En parlant des différents produits qui peuplent les supermarchés, « c’est doré, suremballé, c’est bourré d’additifs controversés pour la santé, c’est chic et cher (même si c’est du chiqué), c’est de l’ultra-transformé qui se fait passer pour du traditionnel, soi-disant français, c’est aussi souvent plein d’huile de palme ou d’insectes planqués dans des produits étonnants », fait remarquer l’ONG.

Ainsi plusieurs produits sont épinglés, comme la confiture de figue Labeyrie « pour foie gras », vendue 1,45 euro les 55g, soit 26 euros le kilo. Une confiture qui semble en tout point identique à une confiture de marque distributeur, sauf que cette dernière est vendue dix fois moins cher, note-t-on dans Le Parisien. Cette confiture, qui se veut spéciale, n’est pas vendue au rayon confiture, mais avec les foies gras. Le consommateur ne peut donc pas facilement comparer le prix de produits identiques. Foodwatch salue ainsi « le sens du marketing de la marque ». Labeyrie, pour se défendre, insiste sur la qualité de fabrication du produit pour justifier le prix.

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Un « calendrier du vent »

Foodwatch donne un carton rouge à la soupe Liebig « suprême de volaille aux morilles », vendue 3,85 euros le litre dans un supermarché Carrefour à Montreuil, en Seine-Saint-Denis. L’emballage met en avant les champignons alors qu’ils ne représentent de 0,9% du produit fini. Idem pour volaille cuite, qui ne représente que 2%, ce qui n’est pas énorme, souligne l’ONG. Le reste est une soupe classique faite de légumes. Le fabricant se défend ainsi : « Comme toute soupe, notre produit est majoritairement composé d’eau et de légumes, la volaille et la morille venant « typer » le goût de ce produit ».

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A partir du 1er décembre, Foodwatch va mettre en ligne un « calendrier du vent 2019 », qui révèlera chaque jour un produit issu « d’une sélection fine d’arnaques sur l’étiquette ».

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