Electricité: Greenpeace vous aide à identifier les fournisseurs d’électricité verte et locale

Pour aider les particuliers à s’engager dans la démarche du « mieux consommer » appliqué à l’énergie, l’ONG Greenpeace vient de sortir son second classement annuel des fournisseurs d’électricité établi selon leur engagement à s’approvisionner vert et local.

Le club pour l’instant très fermé des fournisseurs d'électricité verte te locale ne compte que 5 fournisseurs. Crédit: iStock.

S’il est bien une tendance dont se sont emparés tous les fournisseurs d’électricité sans exception, c’est bien celle de proposer de l’électricité « verte ». Des offres avec lesquelles on s’imagine que nos appareils électriques et électroniques sont alimentés par de petits producteurs locaux injectant sur le réseau de l’électricité produite à l’aide de gracieuses éoliennes, des mers de panneaux solaires ou du courant issu de nos fougueuses rivières.

Sauf que la réalité est beaucoup plus nuancée, comme le souligne Greenpeace qui vient de rafraîchir son classement des fournisseurs d’électricité selon leur engagement à fournir de l’électricité « vraiment verte ». Intérêt de l’exercice mené pour la seconde année par l’ONG pour les consommateurs ? Elle permet identifier les fournisseurs s’approvisionnant à 100% auprès de producteurs d’énergie renouvelable français. Un argument parlant pour les adeptes des circuits courts ou du Made in France, comme il en existe dans l’alimentation ou l’habillement.

Car sur le marché, deux sortes d’offres « vertes » cohabitent. Il y a d’abord les plus nombreuses : celles émanant de fournisseurs qui d’un côté achètent de l’électricité sur le marché de gros, provenant majoritairement du nucléaire et de centrales à charbon, à fioul ou à gaz, et, de l’autre, des garanties d’origine auprès de producteurs d’énergie renouvelable européens. Ce qui leur permet de verdir leur offre en garantissant qu’un volume d’électricité verte équivalent a celui consommé par le client final est injecté sur le réseau.

A LIRE >>> Autoconsommation d’électricité: le gouvernement assouplit les règles

Mais un comité restreint de fournisseurs a adopté une autre stratégie : se fournir directement auprès de producteurs locaux en leur achetant à la fois l’électricité renouvelable et les garanties d’origine. Voire devenir producteurs eux-mêmes.

5 fournisseurs d’électricité dans le haut du panier

Ce club pour l’instant très fermé ne compte que 5 fournisseurs, dont les deux premiers produisent aussi une partie de l’électricité vendue : la société coopérative Enercoop (créé par Greenpeace, Biocoop et la Nef, notamment), Planète Oui, Urban Solar, Ilek et Plum Energie. Contre toute attente, l’électricité verte et locale n’est pas forcément plus chère que les tarifs réglementés, fixés par les pouvoirs publics, et commercialisés par EDF et des ELD (entreprises locales de distribution).

A LIRE >>> Énergie: pourquoi l’électricité pourrait coûter plus cher l’année prochaine

Exemple avec une famille de 3 personnes habitant un appartement tout à l’électrique (chauffage et eau chaude) à Marseille (6500 kWh consommés par an, puissance de 6 kVA, option heures pleines/ heures creuses). Avec les tarifs bleus d’EDF, leur facture annuelle toutes taxes comprises s’élève à 1141 euros, contre 1089 euros chez Planète Oui (-4,5%), 1109 euros chez Plum Energie (-2,8%) ou 1130 euros chez Ilek (-0,96%). Pour une comparaison qui s’appuie sur votre propre consommation, direction le comparateur du Médiateur de l’énergie.

A LIRE >>> Fin des tarifs réglementés du gaz : “Ça va être saignant !”

Un cran en dessous des fournisseurs les plus vertueux, 5 autres sont en « bonne voie » dans le verdissement de leur offre selon Greenpeace : Mint Energie, ekWateur ainsi que les fournisseurs/producteurs Alterna, Sélia et Gaz et électricité de Grenoble (GEG). Avec des stratégies divergentes  achat à de petits producteurs locaux ou développement de leurs propres capacités de production.

Au fin fond du classement de Greenpeace figurent tous les gros énergéticiens. Autrement dit, les producteurs historiques français ou étrangers, engagés soit dans la production nucléaire (EDF, Engie, Iberdrola, Vattenfall) ou de pétrole et de gaz (Total Direct Energie, Eni). Des activités lourdement sanctionnées par Greenpeace malgré le développement de leurs productions renouvelables (sauf pour Eni, moins de 1% de ses capacités de production).

Sur le même thème

Prix de l'électricité Prix de l'énergie Tarifs réglementés de l'électricité

Ne manquez rien de l'actualité

Réactions et commentaires

Sur la même thématique