Consommation: que valent les produits des sites à petits prix comme Wish?

Les publicités alléchantes pour des produits vraiment bon marché disponibles sur les plateformes comme Joom et Wish peuplent les réseaux sociaux.

Ces sites peuvent révéler de mauvaises surprises. Crédit: Istock

Des écouteurs pour une somme ridicule ou encore un casque de moto à un prix défiant toute concurrence. En cette période préalable aux fêtes de fin d’année, il n’est pas rare de voir fleurir un peu partout sur la toile des publicités pour les produits vendus sur des sites comme Joom (basé en Lettonie), Aliexpress (du géant chinois du commerce en ligne Alibaba) et Wish (implanté aux Etats-Unis).

Des journalistes de BFMTV se sont posés la question de la fiabilité et de la qualité des produits proposés sur ces plateformes. Des articles ont donc été commandés puis testés.

Contrefaçons

Une crème teintée pour le visage étiquetée La Roche-Posay a été commandée sur le site Wish. Une bonne affaire en apparence : elle est proposée pour trois euros au lieu d’une trentaine d’euros dans les circuits commerciaux traditionnels. Une crème qui s’avère être une pâle contrefaçon : des fautes d’orthographe dans le nom original du produit, des mentions manquantes comme la liste des composants. La Répression des fraudes a mené une enquête en 2018 sur ce genre de produits présents sur les plateformes à petits prix. La plupart des produits ne sont pas conformes aux règles de sécurité européenne. De plus, ils contiennent souvent des produits dangereux, des substances interdites.

A LIRE >>> Consommation: Amazon cherche à séduire les étudiants avec un abonnement spécial

Autre produit commandé, dont l’utilisation peut présenter un risque : un casque de moto, acheté sur Aliexpress pour 20 euros. Trop léger, mal fabriqué, il ne porte pas la mention comme quoi il est conforme aux règles européennes. Et après quelques coups de marteau, le test est sans appel, le casque se casse, alors qu’un casque standard et homologué résiste.

Une liste de produits dangereux

Un laser censé être assez puissant pour allumer un feu, vendu un euro, a été testé : il n’arrive pas à allumer un feu et en plus il fait l’objet d’une procédure de rappel en raison de sa dangerosité. Un drone a aussi été commandé, il n’a jamais fonctionné.

A LIRE >>> Consommation: pourquoi certains veulent conserver le ticket de caisse en papier

La Répression des fraudes a aussi joué au « client mystère » en achetant notamment des jouets sur ces plateformes. « Les tests effectués par les laboratoires de la DGCCRF ont révélé que 51 % de ces produits prélevés ne respectaient pas la réglementation. En particulier, 83 % des jouets prélevés se sont à ce stade avérés non conformes, dont 22 % présentaient un danger pour les enfants (risques de suffocation dus à des petits éléments détachables, risques de strangulation liés à la présence de cordes…) ». Une liste de produits identifiés comme dangereux est disponible sur le site de la DGCCRF.

Sur le même thème

commerce Consommation

Ne manquez rien de l'actualité

Réactions et commentaires

Sur la même thématique