Votre facture de chauffage est-elle dans la moyenne de celle des Français ?

Le chauffage pèse lourd dans le budget des ménages. Et les disparités sont grandes en fonction du combustible utilisé mais aussi de la localisation géographique ainsi que de la performance énergétique du logement.

Depuis le 1er janvier 2020, les foyers les plus modestes peuvent toutefois alléger le poids de leur facture de chauffage grâce à la nouvelle aide à la rénovation MaPrimeRénov’. Crédit : Istock

Alors que l’hiver s’installe doucement et que la période de chauffe bat son plein, la hausse des prix de l’énergie se répercute plus que jamais sur le budget des ménages. En 2019, les Français ont dépensé en moyenne 1696 € pour se chauffer à une température moyenne de 20°, selon Effy, une entreprise spécialisée dans la rénovation énergétique qui a épluché 50 682 simulations et diagnostics réalisés sur les sites internet de ses marques (QuelleEnergie.fr, Calculeo.fr…).

Cette moyenne cache évidemment des écarts importants lorsqu’on se penche sur le budget consacré au chauffage en fonction de l’énergie utilisée. En tête du peloton des plus coûteuses figure le fioul avec un montant moyen annuel de 1913€. Suit l’électricité avec 1802 €/an et le gaz avec 1446 €/an. Les ménages se chauffant avec un dispositif au bois sont en revanche bien en-deçà de ces montants avec seulement 759 € par an dépensés.

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Ces données générales sont toutefois à nuancer en raison des surfaces moyennes des logements scrutés. « Par exemple, les habitations équipées au fioul sont en général plus grandes (148 m² en moyenne) que celles dotées d’installations à l’électricité dont la surface moyenne est de 113 m² », note Effy. Ainsi, en rapportant le budget de chauffage au nombre de mètre carrés des logements, l’électricité se révèle finalement comme étant l’énergie la plus chère avec 15,9 € /m². Elle est suivie par le fioul (12,9 € /m²), le gaz (11,7 € /m²) et le bois (5,8 € /m²).

Une question de localisation géographique et de performance énergétique

Effy a aussi segmenté son observation en fonction de la localisation des logements, en regroupant les résultats par régions. Résultat ? « Entre l’Occitanie et l’Ile de France, on observe une différence de 340 € par an en moyenne », note l’entreprise. Ceci en raison des modes de chauffage utilisés. « En Ile-de-France, où l’habitat collectif est plus répandu, l’électricité reste le mode de chauffage majoritairement utilisé », note Effy. Si les régions du sud bordant la méditerranée, hors Corse, affichent des factures moyennes au mètre carré moins élevées, elles grimpent sans surprise dans le nord du pays en raison des conditions climatiques.

Source: Effy

Face au poids sans cesse grandissant de la facture de chauffage dans le budget des Français, entreprendre des travaux de rénovation énergétique de son logement permet de faire baisser la facture entre 20 et 40%, souligne Effy. Ils comprennent, dans l’idéal, une amélioration de l’isolement du logement couplée à un changement du mode d’un système de chauffage devenu moins performant avec l’âge ou alimenté par un combustible coûteux. Reste que ces travaux demeurent coûteux.

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Depuis le 1er janvier 2020, les foyers les plus modestes peuvent toutefois en alléger le poids grâce à la nouvelle aide à la rénovation MaPrimeRénov’, cumulable avec d’autres dispositifs d’aide, comme les Certificats d’économie d’énergie (CEE). Les ménages plus aisés pouvant encore bénéficier cette année, du Crédit d’impôt transition énergétique (CITE). Pour déterminer la nature des travaux à entreprendre ainsi que le montant de ces aides, un double dispositif a été mis en place : Faire.fr, le réseau public de la rénovation énergétique, pour s’informer gratuitement ainsi que le site Maprimerenov.gouv.fr.

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